fenêtres sur la cour

28 janvier 2011

... et puis fermez les guillemets

juste besoin de déposer ces mots, ici 

tumblr_lcojlrzzFA1qzb7gjo1_500

« Tôt le matin, je me réveillais fatiguée et des sanglots dans la gorge, pleine de colère retenue » et mes regrets avaient un goût d’inachevé… J’en étais là avec ma peine mais ces jours-ci, quelqu’un a bien voulu m’écouter. Elle a dit quelques mots, juste une petite phrase et je me suis entendue exprimer ce qu’il fallait dire et puis, j’ai pleuré.

Dès le lendemain, tout m’est apparu clair et évident : j’étais habitée par sa colère, qui n’avait sans doute pas trouvé d’écho lors de son expression et son histoire n’était pas terminée. C’était à moi de la clore. Aussi j’ai reconnu, à voix haute, sa révolte et son mal-être qui en découlait et je me suis excusée si j’avais fait des erreurs à son encontre. J’ai parlé pour moi et puis pour notre mère (qui ne reconnait pas ses éventuelles erreurs) Puis au téléphone, je me suis adressé à celle-ci et je lui ai dit qu’il aurait suffit de reconnaitre sa peine et de s’excuser pour le mal que l’on aurait pu lui faire sans le vouloir pour qu’elle parte en paix. Je ne sais si notre mère m’a entendue… Peu importe, j’ai exprimé sa douleur et peut être même notre douleur.

Ma colère et mes pleurs matinaux ont disparus et ont fait place à une certaine sérénité ; chacune est à sa place, je suis toujours auprès d’elle mais à « une place qui ne m’empêche plus de vivre, d’aimer et d’agir »... de m'accepter comme une autre femme avec ma propre vie, différente de celle de ma mère et de celle de ma sœur.

Texte de caroline-8 et entre guillemets

Posté par caroline_8 à 09:42 - Les mots - Permalien [#]
Tags : ,