fenêtres sur la cour

10 février 2011

Il paraît...

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Jusqu’à maintenant, je maintenais le cap, en vivant de manière raisonnable, ne voyageant que sur une carte et bouclant des bagages imaginaires.
«  … l’idée de partir ;  parfois elle attend des années, dans l’ombre, son heure » P. Morand. Un jour, ne plus supporter d’être sage et fuir l’inadmissible, partir seulement partir et enfin, faire le voyage où l’on va accepter d’être égarée, renoncer à ses certitudes, s’abandonner à l’imprévu, car «  l’essentiel est de partir » N. Bouvier
C’est une évidence associée à de l'impatience d'agir et à la crainte de quitter ma vie. Il me faut sortir des rails, du chemin que je m’étais tracé, m’autoriser à faire un pas de côté. Je m’accroche encore un peu à des listes, de l’organisation pour éviter les mauvaises surprises. Après il me faudra vivre pleinement, me laisser vivre et non plus rêver ma vie.

Quand l’aventure a-t-elle commencé ? Dès que j’ai eu prononcé le « oui » d’acceptation, puis à l’élaboration des listes, la commande des livres à emporter, les affaires que j’ai mis de côté en attendant d’aller chercher la valise à la cave ; maintenant je la remplie.
Pour le concret, c’est une longue route qui nous attend ce vendredi 11 ; trois avions, deux escales dans deux aéroports internationaux, 17h15 de vol… 5 fuseaux horaires. Il parait qu'en vol, l’on est gavé de nourriture, de films et d’occupations diverses et variées… Il paraît que là-bas, la terre est belle et que nous serons heureux.

Il paraît...

Texte de caroline_8 et photo Maps in London

Posté par caroline_8 à 07:00 - Instants de vie - Permalien [#]
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