12 octobre 2007
De l'art de prendre le thé dans le désert
Sous la tente d’un nomade : une natte en éclisse de palme déroulée par terre, quelques coussins de cuir, des sacs de voyage posés sur une selle, des vêtements pendus à des pieux de bois fichés dans les murs, des coffres à lire garnis de cuir et de gros clous, un plateau de cuivre rangé dans un coin avec le nécessaire à thé. (Villes de sables de Anne-Marie Tolba)
La cérémonie du thé dans le Sahara est une tradition, un art et une philosophie, étroitement liés aux coutumes d’hospitalité dans la halte du voyageur qu’est l’oasis. Etancher la soif d’une caravane sillonnant le désert avec cette boisson est le summum de la bienveillance. Le patrimoine oral est très riche en poèmes, chants et proverbes pleins de sagesse aussi bien chez les nomades que chez les sédentaires qui témoignent du plaisir et de la sérénité procurés par une séance de thé. (Afrik.com l’Algérie)
Le contenu versé dans chaque verre est transvasé dans la théière, le même cérémonial est ensuite répété plusieurs fois. Pour le verser, il lève la théière très haut au-dessus des verres, de façon à former une fine couche d'écume en surface. A chaque opération, l'homme, abaissant le voile qui lui couvre la bouche, goûte avec un bruit de succion témoignant de toute l'attention qu'il porte à cette dégustation. Quand il juge le breuvage à point, les verres sont à nouveau remplis et redistribués en respectant l'ordre de préséance. A côté du plateau, le porte braises est un objet typiquement touareg. (Le regard d’Edmond Bernus)
Le cérémonial du thé chez les Touaregs est une manière de montrer l'hospitalité, et un prétexte pour discuter avec le visiteur de passage. Il n'est pas très poli de refuser un thé ou de ne pas boire les trois thés. En effet les mêmes feuilles de thé vert sont utilisées pour confectionner trois services de la suite. Le premier thé est amer comme la vie, le second est fort comme l'amour et le dernier est doux comme la mort.
En somme, voyager dans le désert relève d'une expérience intime, voire d'une rencontre avec l'inconnu ; en tout cas quelque chose de très fort qui vous domine et vous échappe. On portera toujours le désert en soi, car il offre un terrain idéal pour mieux se connaître, il renvoie à l'essentiel ; là-bas tout devient d'une incroyable évidence, et c'est ainsi qu'il aide à mieux supporter le stress de la vie quotidienne. Le Sahara est l'endroit où la réalité se déguise en mythe. C'est aussi l'endroit où l'on trouve ce qu'on passe toute une vie à chercher : la découverte de soi. (Le cérémonial du thé chez les hommes bleus de Nassima Ben Salem)
*Photos du site TrekHearth
22 juin 2007
Des gambas aux épices ou Comment cuisiner son mari à l'africaine
-Ces filles d’aujourd’hui ne savent même pas cuisiner ! toque Maïmouna sans cesse. Et ça se veut des femmes !- Parce qu’en matière culinaire, elle est la cheftaine. (…) Parce qu’elle en a vu ici des femmes : des margouillates si paresseuses qu’elles bavardent en dormant ; des femmes flammes dont les vêtements aux couleurs soleil sont à vous envoyer vous pendre aux épis de maïs ; des femmes sucrées comme les pieds des cannes à sucre de la Guyane ; des femmes aux senteurs d’Orient qui vous ensorcellent l’odorat ; des femmes serpents qui vous refilent tendre baiser amical et se glissent dans le lit de votre époux ; des femmes araignées tisseuses de piège à l’ombre obscure des cœurs et elle en passe ! (…) Parce qu’au fond qu’ont-elles à proposer à un monsieur avec des bonnes manières ? Des cheeseburgers. Des Mac-nuggets. Des XXXL-burgers ou des best of. Elle tord sa bouche dans un mouvement insurmontable. (…) La solution, achève-t-elle, c’est cuisiner un homme avec un crocodile sauce meunière ou des gambas aux épices. (Calixthe Beyala -Comment cuisiner son mari à l'africaine-)
N'ayant pas de crocodile sous la main, il ne me reste plus que les gambas, un peu chères; je pourrais me contenter de grosses crevettes, mais je risque d'obtenir un plat au rabais et donc un mari au rabais.
* 500 gr de gambas
* 1 cuillerée à café de piment rouge en poudre
* 1 orange d'Afrique Noire pressée
* 2 gousses d'ail coupées en fines lamelles
* 1 piment vert, épépinné et coupé en morceaux
* 1 bouquet de coriandre à ciseler
* Sel. Poivre. Huile de palme. (L'huile de palme est une huile extraite par pression à chaud de la pulpe des fruits du palmier à huile. L'huile de palme est un ingrédient essentiel de la cuisine africaine. L'huile de palme brute a une teinte jaune orangé à rouge selon sa concentration en caroténoïdes. La cuisson détruit ces molécules : elle devient blanche après avoir bouilli plusieurs minutes)
Faire chauffer 4 cuillerées d'huile de palme jusqu'à ce qu'elle blondisse légèrement. Laisser refroidir. Ajouter l'ail émincé, la coriandre ciselée et le piment morcellé. Mettre les gambas dans la marinade. Laisser reposer 6 heures.
Verser 2 cuillerées à soupe de marinade dans une poêle à chauffer et faire revenir les gambas sur chaque face. Poivrer et saler. Saupoudrer de piment en poudre. Arroser de jus d'orange. Ajouter 1 cuillerée à soupe d'eau. Laisser mijoter en remuant avec une cuillère en bois jusqu'à ce que le jus de cuisson se réduise de moitié.
Servir les gambas avec le jus de cuisson et parsemer de feuilles de coriandre ciselées.
(...) J'entends une volée de tsss, de grands coups de pied scandalisés, puis des gloussements explosent. -Rien ne peut remplacer des bonnes gambas aux épices pour aguicher un homme- insiste Maïmouna!
Ce plat est à vous tailler la langue. Il exalte l'appétit. Et je le savais. (Calixthe Beyala -Comment cuisiner son mari à l'africaine-)
27 avril 2007
Salade de pâtes Sous le soleil de Toscane
Bramasole, maison abandonnée sous la muraille étrusque (...) Passant de fenêtre en fenêtre, je m'imprègne de la vue: (...) De l'étage, je plonge du regard dans les courbures verdoyantes des Apennins. Sur le chemin des pentes boisées qui se jettent dans la vallée naissent des oliveraies, des fermes de pierre tendre aux toits de tuiles rouges, bien ancrées dans la terre. (...) Puis, assis sur la murette de la terrasse, dans la sérénité du couchant, nous buvons à notre santé, à celle de la maison, partageant de grands verres de ce Prosecco* parfumé qui semble une forme liquide de l'air ambiant (...) Cette maison semblait tout simplement nous attendre. ( Frances Mayes -Sous le soleil de Toscane-)
*Le Prosecco, de la région de Vénétie, peut être un vin tranquille, mais les versions les plus appréciées sont les pétillants et les mousseux, aux nuances exotiques et enveloppantes.
Par des soirées un peu chaudes, les filles me demandent de leur faire: -Tu sais, la salade de pâtes... à l'italienne; et les fenêtres grandes ouvertes sur mon jardin en pots, les bougies à la citronnelle allumées et la table estivale, je me plais à nous imaginer sur une terrasse italienne, en compagnie de Frances Mayes.
- 400 grammes de petis macaronis
- 150 grammes de gorgonzola (de la région de la Lombardie)
- 150 grames de jambon de Parme (de la région d'Emilie-Romagne)
- 5 cuillerées d'huile d'olive
- des feuilles de basilic
- 12 olives noires dénoyautées
- 50 grammes de pistaches décortiquées
- sel et poivre
Faire cuire les macaronis -al dente- dans un grand volume d'eau bouillante salée. Egoutter. Les arroser d'une cuillerée d'huile lorsqu'ils sont encore chauds et les faire sauter dans l'égouttoir pendant quelques minutes afin qu'ils s'enrobent d'huile et refroidissent sans coller. Les mettre dans un grand saladier. Les laisser tièdir.
Y ajouter alors le gorgonzola coupé en dés, le jambon de Parme en fines lanières, le basilic ciselé et les olives noires. Arroser d'huile d'olive. Poivrer au moulin. Tourner délicatement. Parsemer de pistaches pilées. Servir aussitôt.
La table est installée sous la tonnelle ombreuse. Salades et vins rafraîchis, fruits, (...) Une chaleur floue enveloppe les oliviers au loin. Il fait frais sur la terrasse dallée. (Frances Mayes -Sous le soleil de Toscane-)
12 mars 2007
D'une mouette Joséfa à des crevettes au lait de coco
Tôt ce matin là, Elisa s’achète un cerf volant au bazar de la Rue des Bains. Toutes deux gagnons la plage à marée basse. A l’horizon, des mouettes s’ébattent à la crête blanche des vaguelettes qui, en se retirant, ont déposé sur le sable des milliers de couteaux, de coques et quelques crabes inanimés. Nos pas crissent sur ces coquillages vides, le vent froid s’engouffre dans nos vestes et gonfle le cerf volant, que nos mains maladroites tentent de maintenir, et celui-ci nous échappe.
D’un vol, la mouette de tissu, baptisée Joséfa par l’écume de mer, s’élève haut dans l’air et captive notre regard humide. Au contraire des autres mouettes qui cherchent leur pitance au creux des vagues, Joséfa va toute la matinée survoler le haut de la plage, aux abords du Casino et inlassablement claquer des ailes. L’heure tourne et la question : -que vais-je leur faire à déjeuner ?- me traverse l’esprit, enfin… la tête dans les nuages. Je regarde vers la mer qui s’est rapprochée depuis, les mouettes à leur déjeuner bruyant, les coquillages éparpillés sur le rivage et à l’évidence, il me faut passer chez le poissonnier de la Halle.
Un peu plus tard, avec seize crevettes bouquet crues dans mon panier, Elisa et sa mouette, je remonte à la maison. Jaime et moi décortiquons les crevettes pendant qu’Elisa raconte et mime les vols planés de la Joséfa, cette fois posée, ailes déployées sur le carrelage, comme au repos. Je les rince et les éponge avec du papier absorbant. Dans la poêle avec trois cuillères à soupe d’huile, je fais revenir les crevettes pendant deux ou trois minutes en remuant jusqu’à ce qu’elles soient bien dorées. Jaime les mouille avec vingt centilitres de lait de coco, que j’avais eu l’idée de mettre dans la valise, au départ de Paris, les sale, les poivre, ajoute une demi-cuillèrée à café de poudre de curry et les remue. Dans ce laps de temps, je fais cuire une casserole de riz basmati et je cisaille des brins de coriandre fraîche, unique exemplaire trouvé chez la marchande de légumes de la rue du Général Leclerc. Jaime baisse le feu (ce n’est pas facile avec des plaques électriques…) prolonge la cuisson à feu doux pendant dix à quinze minutes.
Nous versons les crevettes dans un plat creux, parsemées de la coriandre ciselée et nous servons chaud avec le riz basmati à nos mouettes affamées… à nos filles affamées par le grand air.
Joséfa s’est endormie, ailes repliées, dans sa pochette de plastique ; … Elisa la ressortira en fin d’après-midi, à marée haute, elle y sera la seule mouette en tissu, dans le ciel. -Houlgate Février 07-
Texte et photo de caroline_8 Pour la petite histoire, ce jeudi là, il y avait marché à la Halle à Houlgate et nous sommes tombées sur l'étal, d'une jeune femme Magrehbine, qui proposait un beau couscous s'avérant succulent. Ce que j'avais prévu de réaliser ne s'est pas fait, mais en l'écrivant, il me semble bien l'avoir vécu.
15 janvier 2007
Le poulet-bicyclette à la sauce arachides
Rien ne vaut un bon poulet-bicyclette, celui qui est toujours resté en liberté, à picorer ici et là, autour de la concession. Il a les os fermes et même s'il faut le faire cuire assez longtemps pour que sa chair s'attendrisse, il n'en est que meilleur.
Ingrédients:
-morceaux de poulet
-2 oignons finement hâchés
-3 tomates grossièrement coupées
-1 belle aubergine en rondelles
-1 petite boite de tomate concentrée
-1 bouillon-cube
-4 cuillères à soupe de pâte d'arachides
-du sel, du thym et du laurier
Préparation:
*Faire dorer les morceaux de poulet, ajouter les oignons finement hachés et faire revenir le tout.
*Ajouter les tomates grossièrement coupées et les aubergines coupées en rondelles. Mettre sel et herbes; couvrir le tout avec de l'eau.
*Ajouter la tomate concentrée et le bouillon-cube, préalablement dilués dans un petit bol de jus de cuisson; laisser sur le feu, à gros bouillon, pendant une demi-heure.
*Ajouter la pâte d'arachides, préalablement ramollie au bain-marie. Bien remuer, afin de ne pas faire de grumeaux. Continuer à cuire à feu vif, jusqu'à l'évaporation de l'eau, afin d'obtenir une sauce épaisse.
Lorsque l'huile d'arachide remonte à la surface, le plat est prêt à servir avec un simple riz blanc.
Edit du mercredi 17 janvier 2007 à 03:15
Autre définition du poulet-bicyclette: gringalet, maigrichon, poussièreux, élevé dans la rue, traînant dans les cours, nourri à la force du jarret, pédalant sous la chaleur pour grappiller de quoi subsister en dansant d’une patte sur l’autre, avant de finir, ferme et goûteux, tête en bas et plumes au dos, attaché par les pattes, en plein air, à la devanture d’une échoppe.
Il m'a manqué la grosse marmite des mamies ivoiriennes....
08 décembre 2006
Pavé de chocolat amer aux épices douces
-250g de beurre + 30g pour le moule
-250g de sucre semoule
-75g de farine
-3 oeufs
-1 cuillère à café de vanille en poudre
-2 pincée de chaque épice en poudre, mélangées: cannelle, anis vert, cardamome
-2 cuillère à soupe de rhum ambré
-du sucre glace
Préparation:
*Cassez le chocolat amer et le beurre en petits morceaux. Versez un demi verre d'eau dans une casserole, ajoutez le sucre et mélangez. Faites chauffer en délayant avec une spatule. Lorsque le sirop de sucre est à ébullition, ajoutez le chocolat puis le beurre. Baissez le feu et mélangez bien. Remisez.
*Préchauffez le four à 170°C (therm.5-6)
*Versez la farine dans une terrine, incorporez les oeufs entiers, un par un, en mélangeant bien. Ajoutez la vanille, les 3 épices douces et le rhum. Versez ce mélange sur le chocolat au beurre et remuez vigoureusement.
*Tapissez le fond d'un moule carré de papier sulfurisé. Beurrez ce papier et le moule. Versez la pâte dans le moule.
*Posez ce moule rempli dans un récipient plus grand à demi plein d'eau chaude. Faites cuire au four au four au bain marie pendant 1 heure. Laissez refroidir puis démoulez et saupoudrez à volonté de sucre glace mélangé à un peu de cannelle.
Dégustez le pavé le lendemain: il n'en sera que meilleur.
31 octobre 2006
Curry de Jack O' Lantern
Un curry thaï dont le parfum vient de l'Inde. La pâte masaman lui apporte un goût de noisette. Le tamarin ajoute une saveur qui contraste agréablement avec celle du potiron.
Les ingrédients de la marmitte de sorcière:
-1 cuillère à soupe d'huile tournesol
-4 cuillère à soupe de pâte de curry masaman
-500 grammes de boeuf en petits cubes
-1 oignon rouge émincé
-2 bâtons de canelle
-50 cl de lait de coco
-450 grammes de potiron en gros cubes
-200 grammes de jeunes épis de maïs coupés en deux
-1 cuillère à soupe de concentré de tamarin
-2 cuillères à soupe de sucre roux
-feuilles de coriandre fraîche
Composition de la marmitte de sorcière:
Chauffez l'huile dans un wok et faites-y griller la pâte de curry 3 à 5 minutes à feu moyen.
Ajoutez le boeuf et faites le revenir 5 minutes. Incorporez les oignons et la canelle, puis poursuivez la cuisson jusqu'à que l'oignon soit tendre.
Ajoutez le lait de coco, le potiron, le maïs, le tamarin et le sucre.
Laissez mijoter 15 minutes et au moment de servir, décorez avec les feuilles de coriandre.
18 septembre 2006
Empanadas de horno
Chez nous, les empanadas se font en famille: le papa prépare la viande (el pino), la maman dispose les ingrédients, les trois filles confectionnent les chaussons, aidées du papa et la maman surveille la cuisson.
Pour 18 empanadas, nous avons besoin de:
-2 kg de plat de côte
-5 oignons
-1 bouquet garni, du cumin en poudre, du piment doux en poudre, du sel et du poivre blanc
-4 rouleaux de pâte brisée
-5 oeufs durs coupés en quarts
-54 raisins secs trempés dans un peu d'eau
-18 olives noire dénoyotées
-2 jaunes d'oeufs
Placez dans un faitout, les morceaux de boeuf préalablement découpés par le boucher, ajoutez un oignon piqué de clous de girofle, un bouquet garni, couvrez d'eau et faites cuire à feu moyen pendant 1 heure 30.
Confection du pino: égouttez la viande, enlevez les os et le gras, coupez en tous petits cubes. Hâchez menu les oignons (las cebollas) et les faire cuire, à petit feu pendant 15 minutes, avec un peu d'eau, le cumin (el comino en polvo), le piment doux (el aji de color). Ensuite, rajoutez la viande et assaisonnez au poivre blanc et au sel. Laissez refroidir.
Confection des chaussons: sur des ronds de pâte (masa) de 15 centimêtres de diamêtre, placez une cuillère à soupe de pino, un quart d'oeuf, trois raisins (pasas) gonflés et une olive noire (una aceituna negra); fermez le chausson et badigeonnez le bombé du chausson, de jaune d'oeuf (yema de huevo).
Mettez au four (en el horno), préchauffé à 180° et faites cuire, en surveillant, pendant 15 à 20 minutes.
Dégustez les empanadas avec le pebre, la sauce par excellence, accompagnées d'un cabernet sauvignon comme "Los Chaclos" (chez Ed) ou "Santa Carolina" (chez Nicolas).
30 août 2006
El pebre o el chancho en piedra
Ces deux sauces (salsas), typiquement chiliennes, accompagnent les viandes rôties.
En rassemblant leurs ingrédients, nous en avons fait qu'une et c'est ainsi que, nous utilisons:
-1 boîte de tomates pelées (tomates pelados) que l'on hâche grossièrement + leur jus
-2 belles gousses d'ail hâchées (dientes de ajo picado)
-des feuilles de coriandre fraîche (cilantro fresco) découpées aux ciseaux
-2 ou 3 cuillères à café de pâte de piment (aji)
-3 ou 4 cuillère à soupe d'huile de tournesol (aceite de girasol)
-du sel et du mélange "5 baies" au moulin
Incorporez dans cet ordre, dans un grand bol et mélangez doucement, goûtez et corrigez si nécessaire, laissez reposer afin d'amplifier les saveurs, avant de servir.
Ce pebre peut être tartiné sur du pain grillé à l'apéritif, agrémenté toutes les viandes et surtout les fameuses empanadas... à faire en famille, une autre fois.
13 août 2006
Blog et cuisine font bon ménage
L’appartement n’est pas grand et l’ordinateur a trouvé, tout naturellement, sa place dans la cuisine; j’aime cuisiner… pour un homme, pour les enfants, pour les amis; pour faire plaisir, mais surtout pour le plaisir de cuisiner.
Cela à commencer avec la lecture (on y revient toujours) de la nouvelle de Karen Blixen: -Le festin de Babette- si bien illustrée par le film de Gabriel Axel. Puis, quelques années plus tard, le film mexicain –Les épices de la passion- d’Alfonso Arau ; enfin, un été, j'ai lu –Sous le soleil de Toscane- de Frances Mayes.
Une amie Lise, originaire de l’Hérault, m’a fait découvrir des mets du Sud, j’ai vécu, très longtemps, en Afrique et suis mariée à un homme, originaire d'Amérique du Sud, de plus j'habite le quartier indien de Paris; autant dire que ma cuisine ne manque pas de piment.
Je passe par plusieurs phases de petits bonheurs: tout d’abord, il y a le choix de la recette, celui du produit et de ses ingrédients dans les boutiques, puis revenue dans ma cuisine, je les dispose en nature morte dans des corbeilles, enfin je passe à la préparation du plat… c’est comme un voyage qui finit sur la table, tel un tableau de mots savoureux, d’images colorées, de poudres odorantes, d’échos de marché et à la chaude texture.
Si, en plus, il y a un public séduit et reconnaissant…
















