28 avril 2008
Un vent d'Afrique souffle sur Paris #2
Lors d’un bien sympathique dîner, avec des amies blogueuses, dans ce restaurant éthiopien du nord-ouest de Paris, où l’on devait pratiquer le difficile exercice de transgresser aux bonnes manières : celui de manger avec ses doigts… Oui là, bien entourée d’une fée marraine et de qui tient son petit bazar, j’ai vu arriver celle qui est comme elle est : Vanessa ! Et en mains propres (nous n’avions pas encore eu le bonheur de transgresser…) elle m’a remise mon colis swap !
Quelle surprise de voir ainsi le messager d’Afrilire me remettre mes cadeaux, très vite déballés sous les yeux intéressés des deux grandes voyageuses que sont Delphine et Hania. Ainsi, sur notre table, tout le Sénégal que je connais un peu, pas autant que mon pays d’enfance : la Côte d’Ivoire, s’est offert. Un pays dont je suis curieuse de découvrir et d’aimer les sables et le vent chaud, d’avoir "Le goût du Sénégal" par des textes choisis de Pierre Loti, Albert Londres, André Malraux, Blaise Cendrars, Catherine N’Diaye, Aminata Sow Fall entre autres. Comme dans un miroir "De l’autre côté du regard" de Ken Bugul, le dialogue entre une fille et sa mère morte, seul compte leur vérité propre et la vie. Et suprême faveur pour m’exercer aux mots du poète Léopold Sédar Senghor : son "Oeuvre poétique" dont Chants d’ombre, Ethiopiques, Poèmes perdus (1906-2001) et un petit "Journal de route" par Damouré Zika, le périple de l'ethnologue Jean Rouch, le long du fleuve Niger en 1948-1949.
Accompagnaient ce festin de reines… d’Afrique (la reine de Saba, entre autres) comme de petites "mises en bouches" (mots favoris de Vanessa) un petit singe vert de perles (réplique de Bamboula, le singe de mes cinq ans) un marque page et sa marche des éléphants, une carte d'hommes colorés et porteurs des mots chaleureux de Vanessa et surtout chère à mon cœur, de la terre d’Afrique, de la terre rouge du Kenya; plein de gri-gris, comme j'aime!
Tiken Jah Fakoly -Un africain à Paris- 2007
Un peu plus tard, les trois Reines parées de leur collier de fleurs d’oranger, originaire du quartier indien où j’habite, ces africaines d’une soirée et moi-même avons transgressé avec délectation… les doigts dans la sauce, nous sommes devenues des gadies. (filles ext amies re-ext chéries) Je vous embrasse, les gadies.
01 avril 2008
Sans parole mais avec étoiles
On ne peut jamais être neutre. Le silence est une opinion.
16 mars 2008
Un vent d'Afrique souffle sur Paris #1
Poussées par un vent pluvieux parisien, Hania et moi avons été écouté Mah Damba à la Maison des Métallos, le samedi 15/03/08. Le chant des griots s'élèvait d'une rive à l'autre et leurs mots ont rallumé les étoiles dans nos coeurs... C'était suite à l'invitation de Delphine et Rachel qui font partie de la Chorale de la Maison des Métallos. Très belle soirée où les cultures se mêlaient par le son discret du N'gnoni et la musique de l'Orchestre de la Maison des Métallos.
04 février 2008
Thé de filles qui n'ont pas que leur blog dans la vie
Ce fut un dimanche pas comme les autres ! Un dimanche bien attendu ! J’étais invitée chez Sa Marraine La Fée pour un thé… de filles, non pas un thé de dames ! Un thé de filles, tout simplement. Même pas peur, mais toute excitée, oui comme une gamine, car Delphine n’avait laissé filer aucun indice sur les autres invitées, des filles oui mais lesquelles ? Enfin, je n’ai pas trop cherché de réponses… Silence radio sur les ondes, pas d’allusion à une quelconque rencontre, le monde des blogs était calme, trop calme sans doute.
A quelques stations de métro, sous un soleil timide et un vent froid, je suis arrivée sur une petite place qui me chantait quelque chose !... Déjà vu cela quelque part ? Mais oui, bien sûr ! Les aventures du chevalier Maurice !
La Fée m’accueillit, moi et d’un coup de baguette… une quinzaine d’autres filles dans son petit appartement. Elle l’a fait ! Elle a osé inviter des filles qui ne se connaissaient pas, sauf sous des pseudos… mais t’es qui toi ? Ah, mais quel plaisir de découvrir le vrai visage de celles que l’on lit chaque matin, le son de leur voix, les étoiles dans leurs yeux et leur sourire qui ne demande qu’à rire ! Rire de tout ce plaisir, là dans l’atelier de La Fille du Consul. Pour ma part, j’ai ainsi pu manger des petits gâteaux, crêpes et autres friandises avec Zoéchiffon, celle qui tient Le petit bazar de Betsileo, Bridget is painting des timbales fleuries et des douceurs à la crème, La Trollette et son appareil photo du Toujours du safran dans le boudoir, Vanessa de Je suis comme je suis et n'a rien d'imaginaire, Jussara Chef de projet de ma carrière, Virginie de Barbouillages et papotages, Kristinm de Toit en zinc et RRRRR, roulement de tambour, Florizelle du Divan fumoir bohémien… Je n’en revenais pas ! Et, il y en avait d’autres, mais avec lesquelles je n’ai pu parler. Un grand merci à Marraine pour cette belle idée.
Il m'a bien fallu rentrer à la maison ! Maison qui n’est pas très loin, à pied, de celle de Zoéchiffon. Nous nous sommes promises des petits cafés au bord de l’eau, au bord du canal Saint Martin. De beaux jours sont devant nous. Je crois bien que nous sommes en train de rallumer les étoiles!
Edit de 18h: allez faire un tour chez Vanessa pour un goûter de filles et chez Sa Marraine pour un thé de filles et autres douceurs.
Nouvel édit du 06/02 à 21h42: La Trolette nous avoue qu'elle est une fille timide certes, mais bien contente d'en être une! Quoi, une fille pardi! Et avec des photos à l'appui! Et ça, elle s'est le faire!
Texte et photo de caroline_8
18 janvier 2008
Les trois amies bullent...
Il fait froid et bien gris, ce matin, dans le Xème arrondissement de Paris. Mais j’ai le cœur lumineux car ce jeudi, je rencontre Agnès et Eva, mes deux amies du temps où je travaillais dans la belle et grande boutique de meubles exotiques. C’est notre rendez-vous annuel et cette fois-ci, j’ai choisi le lieu de restauration : un nouveau resto-bobo de mon quartier, ouvert à l’automne et qui me fait de l’œil depuis.
"la bulle" est grise de zinc, noire d’acier, brute de brique et parquetée de planches, tamisée de lumière intime et sobre mais c’est une féerie dans les assiettes. Notre choix de gourmandes s’est porté sur un pavé d’autruche et foie gras poêlé sur un lit de girolles et patates douces, des tagliatelles au saumon fumé et assaisonnées d’une mousseline de roquette et des tranches de veau au masala sur une compotée de champignons. Un régal pour nos palais… de bavardes !
La vie professionnelle sourit à l’une, deux nouveaux petits enfants égayent celle de l’autre ; quant à la troisième, sa double-vie d'avec son blog les interpelle encore.
Le ciel est toujours gris, il va pleuvoir. Impossible de rallumer les étoiles.
Texte et photo de caroline_8
14 janvier 2008
De l'amitié à mes fenêtres et le thé d'une Lady
D'une fenêtre à l'autre, des petites lumières dans la cour, des images et des bougies sur la cheminée.
Une table de fête, un gâteau aux kiwis, aux ananas et une galette pour des reines par une Lady.
06 juillet 2007
La promenade des deux soeurs
Dès la descente du TGV Est, la complicité est là : normal, elles sont sœurs ! Oui, ma sœur Isabelle a fait un saut sur Paris, rien que pour moi, rien que pour nous deux.
Et c’est rue des Francs-bourgeois, dans Le Marais, que nous remontons vers la Bastille, que se pose la question de la restauration. Nous avons envie de… une assiette de fille, style salade et peu de sauce ou… de makizushis et de wasabi, en terrasse ou à l’intérieur, ici le soleil, là les voitures, trop de monde, pas assez… enfin, ce sera dans un bistrot style produits du terroir, à l’intérieur, mais portes grandes ouvertes sur la terrasse à l’ombre, mais bondée ; et l’assiette : un tartare de bœuf de l’Aubrac et son assaisonnement, des grosses frites maison parsemées de cubes de fromage du Cantal avec , à côté, un moulin de fleur de sel ; le tout arrosé d’une grande bouteille d’eau de Vittel ( sur ce coup, nous avons fait soft) Juste pris le temps d’une photo pour –Fenêtres sur la cour- et puis entre deux bouchées, les langues reprennent leur bavardage.
Nous voilà dans la rue, les petites boutiques de modes et de beaux objets sont pris d’assaut par de jolies jeunes femmes affairées à dénicher la perle rare et pas chère… ce sont les soldes ! Nous, cela nous intéresse peu, il n’y a pas l’arzent et puis, les moments sont trop rares de se voir pour ne pas en profiter pleinement. A la Bastille, nous prenons le bus 65 ; rien de tel, qu’un bout de chemin en autobus pour apprécier Paris ; terminus, au bord de la Place de la République. Au bout de la rue Beaurepaire, investie d’ateliers de créateurs, apparaît le canal Saint Martin. De l’eau, de l’eau, même entre deux berges, et je me sens mieux (pour un signe du feu, c’est bizarre !)
Dans cette large brèche de Paris Xème, le vent, un peu frais, s’engouffre et passé l’Hôtel du Nord et la boutique -Antoine et Lili- la conversation tourne autour de notre prochaine halte ; ce sera Au Chaland, un petit thé bien chaud avec un nuage de lait… face au canal assombri par des nuages gris. Nous parlons toujours, de tout et de rien ; Isabelle recherche un Chili Thaï de chez Tang Frères, mais pas le temps d’aller à Belleville et je lui propose de remonter vers le quartier indien, vers chez moi. Quelques achats dans la nouvelle superette skrilankaise de ma rue et il est l’heure de redescendre gare de l’Est pour le TGV de 18h57.
Avec le projet d’autres petites virées entre sœurs, je suis rentrée à la maison où m’attendaient quatre bouches à nourrir ; vite, des spaghettis à la crème et au dodo. C’est dans les jambes que je ressentais de la fatigue, pas ailleurs…
Texte et photo de caroline_8
30 mai 2007
De la Fête des Voisins
Pour la sixième année et malgré le froid qui s’est abattu sur la grande ville, la fête des voisins a bien eu lieu.
Nous installons la grande table dans la cour et sous mes -fenêtres sur la cour- en début de soirée, table nappée de blanc, verrines de bougies, assiettes, couverts et gobelets de pique-nique, serviettes de papier et après, c’est la surprise… Viendront, ne viendront pas ? … La grande porte du porche s’ouvre… tiens voilà Holger, un sac de jus de fruit à la main, qui s’est dépêché de quitter son boulot et puis Jeanne, descendant de l’escalier B, avec un bol d’olives vertes. Un peu plus tard, Daniel K. une assiette de saumon fumé et des packs de gaspacho et Juan, un saladier de cerises et du vin. Et c’est parti ! Ouf, toujours une petite appréhension à attendre les convives. Il y a les fidèles comme Sybille et sa délicieuse tarte à la tomate et moutarde; Maurice, le journaliste et Saadia, après son cour de danse ; mais cette année, des jeunes sont venus élargir le groupe : Emilie, après avoir rangé son vélo, nous a descendu de l'escalier A, un succulent gâteau au chocolat, recette de famille; Guillaume, du fromage de sa région du Poitou et puis, il y a ceux qui passent, se présentent et prennent un verre, juste pour le plaisir tardif –il est déjà 23 heures- Benoît, Michel et Ingrid et Illan, Tristan ainsi que Sophie, ma nouvelle voisine. Des absentes, il y en a, qui sont au loin: Michelle et Judith et leurs petits plats... Nous nous rappelons les années d’avant, les fêtes d’Halloween avec nos enfants, les photos des rentrées scolaires, prises devant la fontaine, du temps où ils étaient petits… ils ont maintenant 23, 19 ou 16 ans et ne sont pas avec nous, bien sûr… Nous racontons aux nouveaux, les soirées épiques d’un certain Lulu qui nous chantait des chants de légionnaires, assis sur la fontaine, ou nous déclamait son amitié, avant d’aller se coucher au petit matin… Nous aussi, nous t’aimions Lulu ! Même si nous étions soulagés, une fois, que tu étais couché…
Voilà la vie de notre immeuble résumée, une nuit de fête ; nous avons convenu de nous retrouver autour d’un vin chaud, près du sapin de Noël. Et bien… c’est dans six mois !
Texte de caroline_8 J’ai peut être oublié certains noms, je tape en buvant mon café, mais je n’oublierai pas cette belle soirée, où il fut d’ailleurs question de –Fenêtres sur la cour- Coucou Jeanne et Emilie !...
02 avril 2007
Dans le flou d'une nuit à nos fenêtres
Cela fait dix-huit ans que je connais Saadia, qu’elle a emménagé dans notre immeuble parisien ; lorsque je l’ai aperçue à sa fenêtre, belle, couleur café au lait et enceinte de six mois, j’ai cru qu’elle venait de mon Afrique à moi… J’étais enceinte de huit mois, africaine de cœur et nos sourires ont fait le reste. A la fenêtre, la conversation a commencé et ne s’est jamais terminée. Nos filles Sarah et Paloma ont grandi ensembles et même si elles ont pris des chemins différents, elles n’en restent pas moins proches.
Voilà, Saadia a eu 50 ans ce week-end et avec une quinzaine de filles, nous avons fait la fête.
Dans un décor des Mille et une nuits, la soirée a commencé au champagne accompagné de -gnamagnamas- (en Afrique, ce mot désigne les aliments à grignoter dans la rue, comme du pain et des arachides… par extension, c’est devenu les amuse-bouches) Puis tout doucement, ce fut le tour du buffet froid : salade de riz, du taboulé et d’une salade poireaux crevettes, tranches de rôti de boeuf, de porc et cuisses de poulet avec un énorme pot de mayonnaise… et un plateau de fromages.
Sur les quatre mètres carré de libres, les filles dansaient… et cela toute la nuit. Saadia, sa Fleur de Henné et ses amies font à leurs heures de détente de la danse orientale ; donc des filles habituées à jouer de leur corps, de leur séduction et d’un charisme certain… un réel plaisir. Et puis toutes gentilles, accueillantes et ouvertes d’esprit. Ainsi virevoltaient Bénédicte, Rebecca, Pascale, Isabelle, Eva, Hissène, bientôt suivies de Cécile, Nadine, Colette, Ingrid… Saadia et moi-même. De l’amitié, de la joie de vivre, de l’humour sur fond de musique orientale, de la techno, du rock et même du twist.
Des rires, des chansons et parfois des éclats de voix féminines montaient dans la cour de nos fenêtres pour ne s’éteindre qu’au petit matin. Cela m’a fait un bien fou.
Texte et photo de caroline_8
16 mars 2007
D'un soir entre voisins
A mon retour de Houlgate, ma boîte à mails regorgeait de quatre-vingt-quatre messages... non, quatre-vingt-trois spams et une invitation à diner.
Sybille est une de mes voisines, pas toute proche mais nous habitons le même immeuble parisien. Les autres invitées sont eux aussi voisins. Je suis ravie de rencontrer d'autres gens, notamment un couple que je connaissais peu.
Au milieu des livres, des objets qu'elle aime et dans un décor de bruns, d'ocre et de rouge, Sybille avait dressé une table: sur une nappe à motifs passés de belles assiettes de porcelaine de Rouen cotoyaient des serviettes blanches pliées au monogramme brodé blanc . Du côté de son bureau, une petite table servait de desserte avec des plats, des couverts à servir et la corbeille de pain. Au salon, l'apéritif était prêt: guacamole et pain grillé. A l'évidence, un véritable cadeau pour ses invité.
Une fois à table, les conversations allant bon train, le diner fut succulent: l'entrée chaude était composée d'un canapé de minuscules dés d'aubergine, surmonté d'une tranche de mozzarella et d'une tomate confite. Fondant. Le plat en cocotte: du veau aux herbes servi avec des pennes agrémentés de fêves pelées. Délice d'Italie. Un plateau de fromages et une tarte au citron a clôt le repas.
Le récit d'un voyage jusqu'au Chili et ses écrivains comme Francisco Coloane et son Cap Horn, m'a donné l'impression que le bonheur était là, à portée de voix, à quelques marches d'escaliers.
Texte et photo de caroline_8




















