fenêtres sur la cour

ce sont des mots poétiques et de belles images, des traits noirs et de la couleur, des sentiments au goût épicé, des brins d’herbe sur une page blanche, de l’écrit intimiste et des paroles voyageuses dans un tableau de la vie.

05 juin 2009

De l’ombre à la lumière

Pour tous ceux et celles qui viennent sous mes "Fenêtres sur la cour" en silence et dans l'ombre.

En  pénétrant par la porte du transept sud, dans la basilique Saint Rémi, j’aspirai à trouver un refuge à la clameur, à la foule, à l’éclat trop vif du monde, à la vie en quelque sorte. J’ai su que ce lieu m’appartenait pour un instant et parcourant les allées, les chapelles à la recherche de la solitude, dans cette demi obscurité, je me suis sentie sereine. Comme souvent dans ma vie, j’ai désiré m’approprier ces instants et j’ai cherché à capter la faible lumière; il n’y avait plus de touristes, de colonnes et d’arcs gothiques, de pierres romanes, de saints statufiés encerclées de lumignons, non, il ne restait plus que la fulgurance de mon bien être qui s’accrochait ici ou là, au détours d’un pilier, au bord d’une voûte. Tête relevée, le regard vers le haut, sans jamais baisser les yeux, j’ai volé sans crainte ces moments de bonheur.

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Lorsque le lendemain, à l’heure la plus chaude, je me suis engagée dans les allées de l’arboretum, j’aspirai cette fois-ci à la fraîcheur, à l’ombre de ces grands arbres pour certains rarissimes. Flânant sous leurs feuillages, comme sous la voûte d’une petite église romane, j’ai conversé avec ma mère de son jardin qu’elle avait laissé dans sa vie d’avant ; nous nommions les arbustes reconnus, humions l’odeur des feuillages ombrageux et dans ce bain de verdure, nous nous sommes fondues. Il a bien fallu rejoindre la grande place, son dallage brûlant et son humaine rumeur…

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J’ai plongée dans la lumière, dans la vie, dans l’attente d’un plongeon dans la mer.

Texte et photos de caroline_8. Pour le reste des photos, sur mon flickr "Derrière ma porte"

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27 mars 2009

Le sud ou la couleur en liberté au port de Collioure

Le sud… ce fut dès ma descente du train, ma rencontre d’avec Laurence (maman fut sa maîtresse en 9ème A… oui, oui, Isas on disait 9ème !) et Nathalie (nos mères étaient maîtresses à NDA – Côte d’Ivoire) Attablées devant un mafé au poulet – attiéké et frites d’igname, nous avons aisément fait connaissance dans ce maquis (cantine africaine) de Montpellier. Le sud, ce fut une terrasse à 25°, ce fut un plateau de fruits de mer au bord de l’étang de Thau plongé dans le soir et ce fut au réveil, un petit déjeuner ensoleillé face à la piscine.

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Le sud, ce fut Collioure, ancien village de pécheurs, se trouvant dans les Pyrénées Orientales. C'est en 1905 que Matisse vient peindre à Collioure, en compagnie de Derain ; ils produisent énormément, en utilisant "les couleurs qui sortent du tube" Les peintres avaient recours à de larges aplats de couleurs violentes, pures et vives, d’où la libération de la couleur et revendiquaient un art basé sur l'instinct.
Sous le pinceau de Matisse, le sable blond des plages vire bientôt au rouge, la mer aussi devient rouge, et le ciel, vert. Ses toiles se couvrent de grands aplats colorés* Le fauvisme est né.

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                         André Matisse - La mer à Collioure - 1906

Le sud, ce fut un dîner près de Sigean chez Isas, une fille de Bouaké (à 400 km d’Abidjan) qui manie le pinceau sur toile et le couteau… en cuisine. Elle a eu la délicatesse de nous faire en guise de gnama gnamas (servis avec un punch), de l’aloco (banane plantain frite) ; ce sont nos petites madeleines de Proust… africaines. Et puis du rire, des souvenirs, encore des rires mais point trop de nostalgie, nous vivions le moment présent et c’est comme si nous avions encore dix ans, vingt ans. Laurence a fini par nous tirer les cartes, nous avions de beaux jours devant nous…

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Le sud, ce fut une marche dans le sable de la plage de Marseillan et du bavardage jusqu’au matin du lundi, jusqu’ à la gare, jusqu’à mon retour sur Paris où j’emportais dans mes bagages un peu de soleil pour les copines, de l’enfance africaine et surtout de l’amitié du pays de là-bas et du sud.

Texte et photos de caroline_8 ; d'autres photos derrière ma porte et Matisse et Derain* par Lunettes Rouges

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09 janvier 2009

Comment atteindre les étoiles

A l’automne, j’avais retrouvé le chemin du partage grâce aux cailloux blancs que m’avaient si gentiment semés quelques fées. (Eh, eh, je commence à y croire…) Mais très vite, la nuit est venue avec un vent froid et indifférent, chacun se réfugiant dans le travail et la préparation des fêtes qui avançaient à grands pas. Les cailloux avaient disparus et si je ne pouvais décrocher la lune, je pouvais tout au moins toucher du bout du doigt les étoiles. Oui, malgré cette nuit qui nous plombait, je repérais les étoiles qui tentaient vaillamment d’éclairer mon ciel d’hiver. C’est ainsi que Zoé Chiffon  etoile_5, Virginie etoile_5et moi-même, nous nous sommes retrouvées dans une cantine de Belleville ; ce fut un moment de paroles, de confidences et autres, un moment de découverte, un moment d’amitié.

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Par contre, les étoiles scintillaient sans peine sur les murs du Théâtre des Bouffes du Nord ; fidèle à ce lieu et amoureuse de ce cadre, j’assistai avant les fêtes à L’art du rire de et avec Jos Houben qui nous dit : Je ne l’ai jamais cherché. Je voulais faire des choses sérieuses. Mais il s’est présenté de lui-même : Le Rire. Alors je l’ai suivi… de Tel Aviv à Buenos Aires via Naples, Londres, Edimbourg, Berlin. Jusqu’aux Bouffes du Nord. Jusqu’à vous… et il y a quelques jours, Music Hall de Jean-Luc Lagarce avec Fanny Ardant : Comme tous les soirs, dans cette ville-là comme dans toutes les autres villes [...] la Fille jouera sa petite histoire, prendra des mines, habile à prendre des mines… Oui, je sais, j’ai beaucoup de chance d’avoir vu Fanny Ardant jouer si proche et si bien, si elle !

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Avec Hania dit Zoé Chiffon,  nous avons pénétré dans Wonderland, un soir de cocktail ; ..............       La Fille du Consul etoile_5exposait dans le bel atelier de Clémentine Dupré etoile_5, bijoux colorés, céramiques blanc pur, Rachel etoile_5, les étoiles clignotaient de plus belle… Des boules de chocolat, enrobées à la feuille d’or, pendaient à nos oreilles.

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Entre les deux fêtes, par une journée froide et grise, j’avais rendez vous avec Béatrix etoile_5 à Montparnasse et c’est chapeautées, gantées que nous avons arpenté le quartier, visité l'académie Marie Vassilieff, fondée en 1912; haut lieu de Montparnasse, on y trouvait les peintres Picasso, Braque, Léger, Modigliani, Foujita, Soutine, Zadkine... les poètes Salmon, Cendrars, Max Jacob, Apollinaire, Cocteau et bien d'autres encore. En 1927, Marie Vassilieff collaborait à la décoration du restaurant La Coupole. Bon, vous devinez la suite… Toutes les deux, assises à une table, … Les étoiles crépitaient, pendant que dehors un vent glacial paralysait Paris.

Je veille désormais à ce que la flamme de la lampe à huile ne s'éteigneetoile_5                                                                                                                                                        Texte et photos de caroline_8  ... Plus de photos encore Derrière ma porte, sur le flickr.

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10 octobre 2008

Suivre les petits cailloux blancs

- Regarde les cailloux blancs, tu n'as pas perdu ton chemin! me disait Delphine

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- Tu n'as pas perdu ton chemin... Il est aussi ici... me disait Lali, un jour où je broyais du noir et où il me semblait que les étoiles ne brillaient guère…

Ce jour là, je rencontrais sur mon chemin parisien, place de Clichy, Vanessa -quiestcommellest- et même très bien ! Nous avions dans l’idée de nous faire un déjeuner ethnique, un vrai de vrai, un de mon pays là-bas là-bas et misère ! en lieu dit "le grenier du village" ne se trouvait plus qu’un local abandonné… Nous nous sommes accommodées d’un bistrot-bobo, en terrasse et en plein vent ; tout en dégustant avec gourmandise, la conversation s’est orientée sur notre besoin intense et tenace de créativité et comment la conjuguer ? À tous les temps bien sûr et par tous les temps : Vanessa m’a parlé de son journal créatif et moi, d’une porte d’atelier que j’allais le soir même pousser… En nous séparant, j’avais la nette impression de l’avoir retrouvé. .. Et bien, mon chemin !

                            beach_painting                              

Cette semaine, j’ai suivi de nouveau les petits cailloux…  blancs, m’avait rappelé Delphine. Des cailloux blancs à Paris, c’est plutôt rare et le long du canal Saint Martin, les pavés me semblèrent bien gris mais mon cœur était léger et la soirée bien douce : rue des Vinaigriers, un air brésilien et hop, transportée dans un monde de couleurs, celui de l’Amérique Latine. J’y ai rencontré la Fille du Consul… en coup de vent d’une baguette magique de la fée Sa Marraine, sans doute. La Fille du Consul expose ses chocolats, ses piments et ses épices si convoités… Virginie, artiste peinte, expose de toutes petites toiles poussins d’Amérique latine. Elles étaient bien belles, élégantes et moi, bien contente de les revoir et de bavarder (trop même) avec Hania, la Zoé Chiffon du Bazar de Betsiléo.

            beach_painting

C’est promis Delphine et Lali, dorénavant je m’appliquerai à suivre les cailloux blancs pour retrouver mon chemin. Les cailloux blancs sur le chemin, c’est vous et qui sait, nous irons peut être, un jour, voir la mer.

Texte de caroline_8 et peintures the beach de malcolmtait et site de La Fille du Consul et site de Virginie Gervais-Marchal  

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09 mai 2008

Le soleil est au bord de ma fenêtre

Depuis quelques jours, le soleil du mois de mai frôle, de ses doux rayons, la fenêtre de ma chambre que j'ai toute briquée pour l'arrivée du printemps. Pendant de bien belles minutes, la vie parait plus gaie et chaleureuse que jamais. Je ne suis pas la seule à profiter de ce spectacle, de la senteur des fleurs du cytise et de la lavande, un bourdon dodu, noir et jaune, butine à qui mieux mieux.

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Aujourd'hui, le soleil n'était pas seulement à ma fenêtre, mais aussi au bord du canal Saint Martin où j'ai goûté au sirop d'orgeat avec une belle personne aux cheveux couleur des blés. Nous avons fait provision de bonnes ondes et c'est le coeur gorgé de soleil que nous avons regagné l'une son bazar, l'autre ses fenêtres.

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28 avril 2008

Un vent d'Afrique souffle sur Paris #2

Lors d’un bien sympathique dîner, avec des amies blogueuses, dans ce restaurant éthiopien du nord-ouest de Paris, où l’on devait pratiquer le difficile exercice de transgresser aux bonnes manières : celui de manger avec ses doigts… Oui là, bien entourée d’une fée marraine et de qui tient son petit bazar, j’ai vu arriver celle qui est comme elle est : Vanessa ! Et en mains propres (nous n’avions pas encore eu le bonheur de transgresser…) elle m’a remise mon colis swap !

                            swap

Quelle surprise de voir ainsi le messager d’Afrilire me remettre mes cadeaux, très vite déballés sous les yeux intéressés des deux grandes voyageuses que sont Delphine et Hania. Ainsi, sur notre table, tout le Sénégal que je connais un peu, pas autant que mon pays d’enfance : la Côte d’Ivoire, s’est offert. Un pays dont je suis curieuse de découvrir et d’aimer les sables et le vent chaud, d’avoir "Le goût du Sénégal" par des textes choisis de Pierre Loti, Albert Londres, André Malraux, Blaise Cendrars, Catherine N’Diaye, Aminata Sow Fall entre autres. Comme dans un miroir "De l’autre côté du regard" de Ken Bugul, le dialogue entre une fille et sa mère morte, seul compte leur vérité propre et la vie. Et suprême faveur pour m’exercer aux mots du poète Léopold Sédar Senghor : son "Oeuvre poétique" dont Chants d’ombre, Ethiopiques, Poèmes perdus (1906-2001) et un petit "Journal de route" par Damouré Zika, le périple de l'ethnologue Jean Rouch, le long du fleuve Niger en 1948-1949.

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Accompagnaient ce festin de reines… d’Afrique (la reine de Saba, entre autres) comme de petites "mises en bouches" (mots favoris de Vanessa) un petit singe vert de perles (réplique de Bamboula, le singe de mes cinq ans) un marque page et sa marche des éléphants, une carte d'hommes colorés et porteurs des mots chaleureux de Vanessa et surtout chère à mon cœur, de la terre d’Afrique, de la terre rouge du Kenya; plein de gri-gris, comme j'aime.

Un peu plus tard, les trois Reines parées de leur collier de fleurs d’oranger, originaire du quartier indien où j’habite, ces africaines d’une soirée et moi-même avons transgressé avec délectation… les doigts dans la sauce, nous sommes devenues des gadies. (filles ext amies re-ext chéries) Je vous embrasse, les gadies.

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01 avril 2008

Sans parole mais avec étoiles

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On ne peut jamais être neutre. Le silence est une opinion.                

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16 mars 2008

Un vent d'Afrique souffle sur Paris #1

Mah_Damba

                               

free music

Poussées par un vent pluvieux parisien, Hania et moi avons été écouté Mah Damba à la Maison des Métallos, le samedi 15/03/08. Le chant des griots s'élèvait d'une rive à l'autre et leurs mots ont rallumé les étoiles dans nos coeurs... C'était  suite à l'invitation de Delphine et Rachel qui font partie de la Chorale de la Maison des Métallos. Très belle soirée où les cultures se mêlaient par le son discret du N'gnoni et la musique de l'Orchestre de la Maison des Métallos.

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04 février 2008

Thé de filles qui n'ont pas que leur blog dans la vie

Ce fut un dimanche pas comme les autres ! Un dimanche bien attendu ! J’étais invitée chez Sa Marraine La Fée pour un thé… de filles, non pas un thé de dames ! Un thé de filles, tout simplement. Même pas peur, mais toute excitée, oui comme une gamine, car Delphine n’avait laissé filer aucun indice sur les autres invitées, des filles oui mais lesquelles ? Enfin, je n’ai pas trop cherché de réponses… Silence radio sur les ondes, pas d’allusion à une quelconque rencontre, le monde des blogs était calme, trop calme sans doute.

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A quelques stations de métro, sous un soleil timide et un vent froid, je suis arrivée sur une petite place qui me chantait quelque chose !... Déjà vu cela quelque part ? Mais oui, bien sûr ! Les aventures du chevalier Maurice !
La Fée m’accueillit, moi et d’un coup de baguette… une quinzaine d’autres filles dans son petit appartement. Elle l’a fait ! Elle a osé inviter des filles qui ne se connaissaient pas, sauf sous des pseudos… mais t’es qui toi ? Ah, mais quel plaisir de découvrir le vrai visage de celles que l’on lit chaque matin, le son de leur voix, les étoiles dans leurs yeux et leur sourire qui ne demande qu’à rire ! Rire de tout ce plaisir, là dans l’atelier de La Fille du Consul. Pour ma part, j’ai ainsi pu manger des petits gâteaux, crêpes et autres friandises avec Zoéchiffon, celle qui tient Le petit bazar de Betsileo, Bridget is painting des timbales fleuries et des douceurs à la crème, La Trollette et son appareil photo du Toujours du safran dans le boudoir, Vanessa de Je suis comme je suis et n'a rien d'imaginaire, Jussara Chef de projet de ma carrière, Virginie de Barbouillages et papotages, Kristinm de Toit en zinc et RRRRR, roulement de tambour, Florizelle du Divan fumoir bohémien… Je n’en revenais pas ! Et, il y en avait d’autres, mais avec lesquelles je n’ai pu parler. Un grand merci à Marraine pour cette belle idée.

Il m'a bien fallu rentrer à la maison ! Maison qui n’est pas très loin, à pied, de celle de Zoéchiffon. Nous nous sommes promises des petits cafés au bord de l’eau, au bord du canal Saint Martin. De beaux jours sont devant nous. Je crois bien que nous sommes en train de rallumer les étoiles!

Edit de 18h: allez faire un tour chez Vanessa pour un goûter de filles et chez Sa Marraine pour un thé de filles et autres douceurs.

Nouvel édit du 06/02 à 21h42: La Trolette nous avoue qu'elle est une fille timide certes, mais bien contente d'en être une! Quoi, une fille pardi! Et avec des photos à l'appui! Et ça, elle s'est le faire!

Texte et photo de caroline_8                                                                                                                                                               

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18 janvier 2008

Les trois amies bullent...

La_BulleIl fait froid et bien gris, ce matin, dans le Xème arrondissement de Paris. Mais j’ai le cœur lumineux car ce jeudi, je rencontre Agnès et Eva, mes deux amies du temps où je travaillais dans la belle et grande boutique de meubles exotiques. C’est notre rendez-vous annuel et cette fois-ci, j’ai choisi le lieu de restauration : un nouveau resto-bobo de mon quartier, ouvert à l’automne et qui me fait de l’œil depuis.

"la bulle" est grise de zinc, noire d’acier, brute de brique et parquetée de planches, tamisée de lumière intime et sobre mais c’est une féerie dans les assiettes. Notre choix de gourmandes s’est porté sur un pavé d’autruche et foie gras poêlé sur un lit de girolles et patates douces, des tagliatelles au saumon fumé et assaisonnées d’une mousseline de roquette et des tranches de veau au masala sur une compotée de champignons. Un régal pour nos palais… de bavardes !

Les_3_assiettes

La vie professionnelle sourit à l’une, deux nouveaux petits enfants égayent celle de l’autre ; quant à la troisième, sa double-vie d'avec son blog les interpelle encore.

Le ciel est toujours gris, il va pleuvoir. Impossible de rallumer les étoiles.

Texte et photo de caroline_8

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