fenêtres sur la cour

ce sont des mots poétiques et de belles images, des traits noirs et de la couleur, des sentiments au goût épicé, des brins d’herbe sur une page blanche, de l’écrit intimiste et des paroles voyageuses dans un tableau de la vie.

16 novembre 2009

Gouttes à gouttes pour Sol en Si

Sans_titre

Sans_titre
 

°°

°

Le début de la vente des créations offertes par plus de 130 créateurs et créatrices de tous horizons a lieu ce lundi 16 novembre à partir de 12 heures.

Les créations à vendre sont toutes et  l'adresse mail pour les réserver: eaupoursolensi@gmail.com


Posté par caroline_8 à 08:22 - Jeux d'écriture - Commentaires [1] - Permalien [#]


23 octobre 2009

Un dimanche d'octobre

comme un prolongement de ce dimanche-

Le soleil était doux, la plage pleine de galets mais désertée par les vacanciers, le mois d’octobre sonnait le glas du remue ménage estival qu’elle avait toujours fuit. C’est au bord de l’eau que la mère avait décidé d’emmener ses deux filles. Juste une journée, juste le temps de quitter Paris et puis là, face à la mer, de prendre une décision pour l’année à venir ; elle se promit de rentrer sereine et déterminée à l’appartement.

sir_alfred_munnings 


L’eau moutonnante et violacée s’écrasait sur les rochers, inlassablement elle revenait à l’assaut comme une ritournelle lancinante : ce n’est plus possible... Plus supportable, cette peur de ne pouvoir faire, cette crainte de manquer de temps, cette pression pour toujours aller plus vite... Assez !

Les filles se sont éloignées; elle savoure et s’imagine enfin seule, pour un court instant, car elle sait que tôt ou tard, elles reviendront à la charge, au questionnement propre à leur âge, aux doutes, à leurs désirs si forts qu’ils occultent les siens. Là, elle se murmure lentement toutes ses envies, en fait une liste; pas de rêve insaisissable, pas de cabane dans les arbres, pas de retraite sur une île déserte... Non, juste les pieds dans l’eau, réfléchir à ce qui est bien pour elle.

L’eau fraîche encercle ses chevilles, effleure ses mollets, éclabousse le bas de sa jupe puis se retire un temps pour recommencer sa caresse maternelle... Ma petite, ma douce. Les filles discutent un peu plus loin, elles l’ont oubliée... Ce petit moment pour elle... Elle se tourne vers le large, la mer joue entre ses jambes et puis s’éloigne l’incitant à s’enfoncer plus en avant pour toujours sentir sa présence et son réconfort. Elle n’entend plus leurs conversation, ni l’appel des mouettes, ni même le crissement des vagues sur les coquillages. Elle n’entend que son cœur, tout gonflé par la joie de ne battre à nouveau que pour elle.

Ruisselante, le vent dans les cheveux, la mère sort de l’eau et sourit aux deux jeunes filles : il va bien falloir rentrer !
Sur le chemin de la gare, on ne différencie guère les trois silhouettes mais l’une d’elle confie aux deux autres que malgré les difficultés que cela génère, elle reprendra les cours à l’atelier.
Et en cette fin de journée,
la mer a rejoint l’horizon. La mère a atteint le sien.

Texte de caroline_8 et peinture de Sir Alfred Munnings; texte écrit pour Sol en Si sur le thème de l'eau.

44516023_p

Posté par caroline_8 à 07:00 - Jeux d'écriture - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , ,

28 septembre 2009

"Summertime #12"

Je suis en retard, je suis en retard et comme Sa Marraine la Fée hors délai, je vous présente mon Summertime #12 organisé par Mulot, pour Sol en Si, qui demande une photo de notre weekend mis en parallèle à une œuvre d'art, placé sous le thème de l'eau et de l'accompagner du lien ou de la bannière de l'association "L'eau pour Sol En Si"

summertime__12

Theo Van Rysselbergue + caroline_8

pour Sol en Si

sol_en_si

NB/ il n'est jamais trop tard pour bien faire...

Posté par caroline_8 à 19:48 - Jeux d'écriture - Commentaires [2] - Permalien [#]

27 février 2009

Pas dans la bonne case...

Aussi loin que je puisse me souvenir, je n’ai pas conscience d’avoir vécue sous l’emprise de rites. Tout d’abord, il me semble que les rites découlent d’une tradition, perpétués par la famille, entretenus par l’éducation.

Egon_Schiele_1890_1918_Fille_debout_en_robe_bleue_et_en_chaussettes_vertes__vue_de_dos__1913Papa, maman, mon frère, ma sœur et moi vivions en Afrique. Alors que dans ces pays, le rituel y est sacré et inéluctable, dans notre famille, l’absence de grands parents, de parrains, marraines et de cousins nous rendait complètement imperméables aux coutumes d’une nation, d’une région, d’un clan ; nous n’étions de nulle part, nous vivions juste là, nous nous sentions chez nous, notre famille représentait tout ce à quoi nous aurions pu appartenir. Il y avait bien quelques règles établies qui tenaient vaille que vaille, au gré de nos tribulations, comme la nuit de Noël made in Afrique, avec ses petits détails dont on se souvient toute sa vie, que maman ( elle se sentait libre dans sa vie loin de sa famille) s’appliquait à nous faire vivre et que j’ai perpétué dans l’enfance de mes trois filles… à Paris. Il y a eu des années proches de la religion, nous allions à la messe, les communions et puis plus rien. Je n’ai jamais assisté à des baptêmes, mariages et enterrements, ni réunions de familles… à peine quelques jours de vacances, l’été chez une tante qui tentait de dompter les petites sauvageonnes que nous étions dix mois par an. J’avais d’ailleurs bien du mal à me faire accepter, surtout à l’adolescence et j’avais plutôt la réputation  de celle qui n’était pas très aimable… de n’être pas dans la bonne case. Ce fut très difficile de m’adapter à cette famille de France qui n’avait aucune idée de ma personnalité, n’avait que des clichés sur notre vie de là-bas et aurait trouvé normal que je me plie à la leur… J’ai lutté lors de mon arrivée à Paris et il me semble ne pas avoir trop céder au conformisme de mon entourage.Egon_Schiele_1890_1918_Nach_vorn_gebengter_weiblicher_Akt__1912

L’amitié, l’amour, la vie ont été souvent bien décevants et parfois blessants ; mais je suis parvenue à vivre avec mes propres convictions, repères et finalement j’ai instauré avec mon compagnon, lui aussi étranger…  à toute forme de monocratie, des rites légers mais sécurisants au sein de ma nouvelle famille qui se réduit au strict minimum (la distance avec le Chili nous facilite la chose) Mes rituels évoluent avec l’âge de nos filles, les rencontres avec d’autres, ils ne sont pas immuables et ne demandent qu’à se renouveler. Aujourd’hui, les rites ne me font plus peur. Mes choix de vie, parfois hors norme, trouvent leur plein épanouissement dans la façon qu’ont mes filles d’appréhender leur toute nouvelle vie… La relève est assurée, elles s'appartiennent car je ne leur transmets que l'essentiel.

Aux Fenêtres sur la cour, il n’existe ni saison comme l’hiver au ski, l’été à la plage, ni tradition comme les marrons, les crêpes, les cloches…, ni de pesant sujet comme le travail, la patrie, la réussite sociale mais il s'y exprime l'art avec un petit a, l’ailleurs au bout du rêve, l’autre ou la femme qui trouve écho auprès de vous, mes compagnes d’aventures bloguestes ; prenons garde à ne pas nous endormir sur nos rites. (Mon interprêtation du mot rite est toute personnelle; je l'associe à servitude, contrainte, règle et principe de vie)

Texte de caroline_8 et peintures Fille debout en robe bleue et en chaussettes vertes, vue de dos - 1913  et Nach vorn gebengter weiblicher Akt - 1912 de Egon Schiele pour les Rites imaginaires de Vanessa et ainsi faire partie des Passeurs. 

Posté par caroline_8 à 07:14 - Jeux d'écriture - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : , ,

06 octobre 2008

La Fille du Consul et Frida

Bel anniversaire à La Fille du Consul et participation à ce petit jeu d'inspiration:

collage

Self-Portrait. 1933, Self-Portrait. 1940 bis, Self-Portrait as a Tehuana. 1943

Posté par caroline_8 à 07:59 - Jeux d'écriture - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , , ,

09 juin 2008

Parfums d'intérieur ou pots-pourris

[...] les vies sont comme les tableaux, il faut toujours les regarder à quatre pas de distance, même si on arrive un jour à en toucher la peau, à en humer le parfum, à en goûter la saveur. José Saramago

Les pots-pourris sont des mélanges de fleurs séchées odorantes, que l'on réalise à la belle saison, pour conserver dans la maison, les fragrances du plein été.

Edwin_Austin_Abbey___1899

                                          Edwin Austin Abbey - 1899

La récolte, pour faire un pot-pourri, se fait au printemps et à l'été car c'est la période où les fleurs s'épanouissent. Cueillir au fur et à mesure de leur floraison lilas, roses parfumées, géraniums, pivoines, fleurs de trèfle, de brunelles, de soucis, brins de lavande, de thym. Collecter les fleurs ou les herbes ou d'autres végétaux -comme de la mousse- que l'on étend dans des paniers en osier ou des plateaux que l'on range dans un endroit, à l'abri de la lumière et de l'humidité.

Herbert_James_Draper__Pot_Pourri

                                             Herbert James Draper - 1897

Le séchage permet d’enlever par évaporation l'excès d'humidité des plantes. Les faire sécher dans un endroit sombre, frais, bien ventilé. Beaucoup de facteurs influencent la durée du séchage comme la température ambiante, la grosseur des plantes, le temps de la cueillette à maturité ou à ses débuts de floraison, la quantité...  C'est une surveillance au jour le jour. La consistance doit être craquante sous les doigts.

Reid_Stephen__The_Potpourri_Makers__1931

                                 Stephen Reid -The Potpourri Makers- 1831
 
Au fur et à mesure que les plantes sèchent, elles sont placées dans une belle boîte et mélangées avec les doigts lors des rajouts. La boîte reste ouverte, tout l'été, pour continuer le séchage. Le mélange type est : quelques roses parfumées, mélangées à des fleurs de trèfle blanc ou violet, des pousses d'épicéa, des zestes de pamplemousse rose, des feuilles de menthe.
Des petites pommes de pin, des morceaux de mousse, d'écorce ou des brindilles d'épicéa à la sève parfumée décorent le pot-pourri.

Roses_by_George_Dunlop_Leslie

                                            George Dunlop Leslie 1835-1921

Parfums d'intérieur naturels, les recettes de pots-pourris sont multiples, des plus sophistiquées aux plus simples ; ajout de la poudre de racine d'iris ou des gouttes d'huiles essentielles pour renforcer le parfum des fleurs ; ajout d’épices comme de la cannelle, de la muscade, des clous de girofle pour rehausser et fixer les senteurs.

Texte de caroline_8 et peintures via Orchid Thief pour les Parfums imaginaires de Vanessa et ainsi faire partie des Passeurs.      

Posté par caroline_8 à 06:08 - Jeux d'écriture - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , ,

01 juin 2008

Still life ou le matin de star

A l'initiative du Petit Bazar de Betsileo nous demandant de dévoiler nos "matins de star" voici celui de miss Fenêtres sur la cour...

Jean_Liotard__Still_Life_Tea_Set__1783

                               -Still life tea set- de Jean Liotard - 1783

Non, pas celui-là! Mais en toute simplicité celui-ci, mon café au lait, mon jardin en pots et ma fenêtre sur les autres. Rien de mieux pour commencer la journée...

                 collage2

                    -Still life white coffee- de caroline_8 - juin 2008

Posté par caroline_8 à 08:57 - Jeux d'écriture - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , ,

05 mai 2008

Des terres imaginaires

- J’ai possédé une ferme en Afrique, au pied du Ngong - Phrase mythique de "La ferme africaine" de Karen Blixen… Et bien non, je ne vais pas vous emmener dans ma chère Afrique. Mais je pourrais commencer mon texte, sur mon jardin imaginaire, comme ceci : je possède une ferme en Amérique du Sud, au pied du volcan Osórno. La ferme se situe dans la région de Los Lagos au Chili ; le volcan  Osórno est le jumeau du mont Fuji et domine le lac Llanquíhue et celui de Todos Los Santos.

                 collage3

La chacra de Don Lúpercio se trouve à 6 Kms de la ville, au bout d’un chemin de terre bordé d’une rangée de hauts peupliers. Ce chemin fut dessiné et créé par Lúpe et ses fils, charriant terre et graviers, pendant l’été 68. Sur le terrain de 12 hectares, s’élève une maison de bois au toit de tejuelas, sur le côté s’étend le potager  près d’un puit avec son château d’eau ; pendant l’enfance de Jaime, la ferme possédait des vaches, des moutons, des poules, des cochons et un cheval. Cette période est bien révolue, la vie s’est accomplie et maintenant Don Lúpercio et Doña Juana reposent à Río Negro. Et c’est ainsi que Jaime et ses cinq frères et sœurs héritèrent de la chacra familiale.

Torres_del_Paine

En attendant de nous y installer et de cultiver des copihues, de nous faire appeler Don Jaime et Doña Carolina, poussons la barrière du corral, filons jusqu’à Puerto Montt où nous embarquons pour la région d'Aisén. Et c’est là que commencent mes terres imaginaires – Il pleut là-bas de mille manières : rafales mugissantes tombées d’un ciel noir, intarissables sanglots célestes (…) Parfois le déluge se déchaîne pendant quarante jours et quarante nuits. On ne sait plus d’où viennent les pleurs - Francisco Coloane -Le passant du bout du monde-

la_voix_du_vent

A l'Est, les plaines et les plateaux sont bordés par la Cordillière des Andes, à l'Ouest elles plongent à pic dans l'océan. La voix du vent s'y fait entendre toute l'année – Le vent mugissait sur la plaine gelée, soulevant des nuées de neige qui voilaient l’horizon, telle une mer démontée dont les vagues éclateraient au loin en gerbes cendrées - Francisco Coloane -Le cap Horn-

                           les_cavaliers

Vers l’intérieur du pays, se trouvent des steppes, où vivent des guanacos, des nandous, des renards et des pumas. Dans cette zone, se développe l’élevage de moutons et de bovins dans les haciendas. On ne peut se déplacer dans ces vastes horizons qu’à cheval – Un cavalier était la seule aspérité qui déchirait les draps du vent, la plaine infinie - Francisco Coloane -Le passant du bout du monde-

hacienda

Voilà mon rêve, celui de vivre dans une hacienda, dans les terres australes du Chili, au milieu de nulle part ; la pluie, le vent et l’herbe drue seraient les seules fleurs de mes terres – (…) une vallée grandiose, dont les herbages divisés par le vent faisaient songer au fin pelage d’une loutre sillonné par le souffle du fourreur - Francisco Coloane -Tierra del fuego-  Avec pour seuls compagnons, les mots du poète :

                                      Je prends congé, je rentre
                                       chez moi, dans mes rêves,
                                      je retourne en Patagonie
                                       
où le vent frappe les étables
                                      où l'océan disperse la glace.

                                                          ...

                              Si je devais mourir cent fois,
                                 
     c'est là que je voudrais mourir
                                       et si je devais naître cent fois
                                      c'est là aussi que je veux naître
                                      près de l'araucaria sauvage,
                                     des bourrasques du vent du sud
                                 
    et des cloches depuis peu acquises.

                                                 Pablo Neruda -El canto general-

Texte de caroline_8 et avec les mots de F. Coleane et P. Neruda, pour Les jardins imaginaires de Vanessa et ainsi faire partie des Passeurs.      

Posté par caroline_8 à 05:55 - Jeux d'écriture - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

31 mars 2008

Lettre écrite à la lueur des étoiles

Chers allumeurs de réverbères dont le métier vous fit devenir des personnages de littérature, des poètes de la lumière, des combattants de la nuit.

l_allumeurVotre profession qui consistait à allumer les réverbères d’un quartier à la tombée de la nuit et de les éteindre au petit matin, a connu beaucoup d’essor lors du dix-neuvième siècle où les villes attiraient de plus en plus de monde -exode rural- d’où la nécessité d’avoir un éclairage public. A l’époque, les lampadaires fonctionnaient au pétrole ou au gaz. Mais à l’aube du vingtième siècle, un inventeur américain, Thomas Edison, mit au point une ampoule électrique, présentée à l’exposition universelle de 1889 à Paris ; Edison, sans le savoir, avait déclenché la mort programmée de votre belle profession d’allumeur de réverbères.

Cher Antoine dont les vols, à bord de votre simoun, vous permettaient de toucher, du bout des ailes, la voute céleste bleue d'encre et scintillante. 

Les ailes frémissaient sous le souffle du soir
Le moteur de son chant berçait l'âme endormie...

Baader_Louis_Marie_1866

                                   Louis-Marie Baader -Héro et Léandre- 1866

Ainsi devenu le poète du Vol de nuit, vous faites dire au Petit Prince:  -La cinquième planète était très curieuse. C'était la plus petite de toutes. Il y avait là juste assez de place pour loger un réverbère et un allumeur de réverbères. Le petit prince ne parvenait pas à s'expliquer à quoi pouvaient servir, quelque part dans le ciel, sur une planète sans maison, ni population, un réverbère et un allumeur de réverbères. Cependant il se dit en lui-même: Peut-être bien que cette homme est absurde. Cependant il est moins absurde que le roi, que le vaniteux, que le businessman et que le buveur. Au moins son travail a-t-il un sens. Quand il allume son réverbère, c'est comme s'il faisait naître une étoile de plus, ou une fleur. Quand il éteint son réverbère ça endort la fleur ou l'étoile. C'est une occupation très jolie. C'est véritablement utile puisque c'est joli. Antoine de Saint Exupery -Le Petit Prince-

Cher poète du web qui mettez en mots et en chanson, le beau métier des allumeurs de réverbères :

Retable_de_Boulbon_15s(…) La lumière ainsi naissait.
Je ne sais trop, si cette lumière
Éclairait le monde extérieur
Ou surtout, faisait renaître
Une étoile au fond de nos cœurs.

(…) Mais, il y a toujours des hommes
Ou des femmes qui nous illuminent,
Qui nous transportent au royaume
Des rêves qui nous fascinent.
Ces gens qui nous font confiance
Qui nous disent « lève-toi »
Qui nous donnent la puissance
De toujours croire en soi.

François Marie GERARD - FMG © 2005

-Des millions de petites quoi, dit le petit prince, des mouches ?
-Des petites choses qui brillent.
-Des abeilles ?
-Mais non. Des petites choses dorées qui font rêvasser les fainéants. Mais je suis sérieux moi ! Je n'ai pas le temps de rêvasser.
-Ah ! Des étoiles ?
-C'est bien ça. Des étoiles. Antoine de Saint Exupery -Le Petit Prince-



Vincent_Van_Gogh_une_nuit__toil_e_1888

                      Vincent Van Gogh -Nuit étoilée sur le Rhône- 1888


        Il est grand temps de rallumer les étoiles
.
 

Les allumeurs de réverbères sont, en effet, des personnes qui sont animées par le désir d'aider les autres. Ils cherchent à amener l'individu, à redécouvrir ce qui est fondamental pour lui, afin de retrouver le sens de ce qu'il vit. Ils permettent donc à la personne de cheminer, dans ce qu'elle est afin qu'elle puisse trouver la lumière au bout du tunnel. Il faudrait accomplir toutes choses et même les plus ordinaires, surtout les plus ordinairesTibet – ouvrir une porte, écrire une lettre, tendre une main – avec le plus grand soin et l’attention la plus vive, comme si le sort du monde et le cours des étoiles en dépendaient, et d’ailleurs il est vrai que le sort du monde et le cours des étoiles en dépendent. (Christian Bobin -L’éloignement du monde-)


 

Chères amies, je vous souhaite à toutes de rencontrer sur votre chemin, un allumeur de réverbères, un aventurier du ciel, un traceur de mots ou d'entrer dans une maison pleine de bougies... et cela n'a rien d'imaginaire! Surtout, n'oubliez pas ceux qui restent dans le noir. Je vous embrasse.

caroline_8

Texte écrit, avec les mots des autres, pour  Ingrid Bétancourt et Les métiers imaginaires de Vanessa et ainsi faire partie des Passeurs. 

Posté par caroline_8 à 07:45 - Jeux d'écriture - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

24 mars 2008

Petites confidences de caroline_8

                Règlement du tag des dix confidences
                * Donner le lien de la personne qui vous tague: Béatrix
                * Préciser le règlement sur votre blog
                * Répondre aux dix questions que voici :

Derain_Andr___1880_1954__1935

              Peinture de André Derain -la lectrice- 1935

1/ Le trait principal de mon caractère : assez affirmé bien qu'émotif, mais adaptable en toute situation, large d'esprit et altruiste.

2/ La qualité que je désire chez les hommes : qu'ils soient bien dans leur tête, qu'ils assument leur choix de vie et sachent être tolérants vis à vis des femmes.

3/ La qualité que je préfère chez les femmes : qu'elles aient envie d'être heureuses, pas fleur bleue ni cul cul la praline, qu'elles cultivent leur identité et s'affirment dans la société des hommes. 

4/ Mon principal défaut : plus tendance à rêver ma vie que de la vivre, mais je me soigne!

5/ Ma principale qualité :  optimiste et combative, je sais tourner les pages, surtout les vilaines et  me fixer un nouvel objectif de vie.

6/ Mon occupation préférée : depuis quelques temps, je suis beaucoup à mes "fenêtres sur la cour" ... j'aime à y sentir le souffle du vent, celui de la découverte et du partage.

7/ Un plat qui me met l'eau à la bouche : tout mélange de sucré-salé, l'odeur d'épices d'une cuisine d'ailleurs au goût de voyage. 

8/ Mes mots favoris : écriture et images.

9/ Ce que je déteste par dessus tout : la fausseté, le mensonge et la tromperie que je fuis à tire d'ailes.confidences_3

10/ Un rêve : celui, tout simplement, de me dire chaque jour: je me sens bien en ma compagnie... parmi les autres.

              * Taguer 6 autres personnes, comme Barbouille, Zoéchiffon, Anne, Bridget, Leeloolene, Sylvie et Lily  en mettant leurs liens à la fin du billet et merci.... d'avoir lu mes petites confidences.           

Posté par caroline_8 à 06:37 - Jeux d'écriture - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,
« Accueil  1  2  3   Page suivante »