15 juin 2009
Papillon en Papier
pour un ou deux papillons qui ont choisi de s'envoler... C'est la saison qui veut cela.
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extrait de L'hiver Peul - Souleymane Diamanka
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Le papillon en papier se fraie un chemin
De l'horizon éteint à son étoile natale
09 mars 2009
Dans la case de Laurence
Depuis l’automne et mon dernier billet sur Korékro 57 #2, je m'étais éloignée de ce pays de l’enfance, d’une part parce que je ne suis pas constamment nostalgique de mon enfance et de ce lieu si particulier qu’est l’Afrique et puis, parce que je retrouve depuis peu le contentement de la création par le pinceau et les couleurs dans l’atelier et la mise en images de mon travail. Tout à ce nouveau divertissement, j’avais occulté inconsciemment sans doute, ce chapitre de mon histoire, peut être aussi parce qu’il me ramenait presque toujours à celle de mon père et que le travail du deuil s’est fortement fait ressentir tout ce long hiver.
Pourtant j’avais sur mon bureau, une pochette SNCF contenant un aller-retour pour le sud, pour une rencontre programmée depuis… on dit pas, pour enfin rattacher mes souvenirs à ceux d’une petite fille de 8-9 ans qui aurait connu le même avant-avant que moi, en la personne d’une élève de 9ème, classe tenue par ma maman. Laurence revient d’un voyage au Burkina Faso (juste au dessus de la Côte d’Ivoire) et sur son blog Abidjan-Blues, elle raconte son périple avec d’immenses photos et on la suit, jour après jour, dans son immersion comme un bain de jouvence ; là, il m’a fallu reconnaître que l’émotion perlait à chacune des images et l'humour aux bons mots. Laurence nous offre une Afrique authentique et pareille même chose à celle des années 60/70, belle et sincère, pleine de sourires ; oui, cette Afrique là existe toujours… Il va faire bon m'y replonger.
A la fin de la semaine, je pars rejoindre Laurence. Celle-ci m’a invitée pour quatre jours… dans sa case. Une enfance en Afrique, c'est pas commun ! C'est plein de soleil, de chaleur, de couleurs, d'odeurs, de plaisirs simples- Laurence dans Abidjan-Blues. Une rencontre qui promet d'être pleine de soleil et de plaisirs simples... et nous irons voir la mer.
Texte de caroline_8 (avec quelques expressions de là-bas) et photo de Laurence
11 février 2009
Cesaria Evora chante Sangue Berona
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Légion d'honneur à une Diva aux pieds nus, à la voix d'or et au coeur immense.
05 janvier 2009
France Gall - Ella, elle l'a
10 novembre 2008
Miriam Makeba chante Amampondo
Adieu "Mama Africa"
24 octobre 2008
Korékro 57 # 2
Début 1954, mon père F. a pris en main une plantation de café de 100 hectares, à 25km de Bocanda… sur la route de Ouellé. On quittait la route de terre rouge latérite, on prenait une piste étroite qui montait à travers les caféiers et débouchait à 300 mètres sur les habitations de la plantation Korékro.
A notre installation, mon père dut débroussailler, avec l'aide de manœuvres, les lieux délaissés depuis longtemps. Il récoltait les baies dites cerises, les faisait sécher sur des terrasses de ciment, avant de les décortiquer à l’aide d’une machine sous les hangars et ainsi mettre en sac, les grains de café. La récolte étant insuffisante, il partait avec son camion Renault Galion dans les campements alentours et achetait aux paysans leurs petites productions. Il revendait le tout à de plus importants négociants.
Au cœur de la plantation de café, s’élevaient et s’étendaient notre maison, la boutique, le château d’eau et sa citerne, le poulailler et l’abri des chèvres, les habitations des manœuvres et les hangars pour le café. La boutique, toute petite pièce, était tenue par Touré qui vendaient aux paysans des campements, les produits de première nécessité comme le sucre, le savon, les allumettes, des cigarettes à l’unité, de l’huile de palme, des machettes, des lampes tempêtes.
Pour mieux se faire comprendre des paysans avec lesquels F. faisait du petit commerce, il avait appris le baoulé, la langue de l'ethnie Baoulé qui habite les savanes s'étendant entre le fleuve Bandama et le fleuve N'zi. Mon père s’était confectionné un dictionnaire des mots qu’il employait (aujourd’hui disparu dans les nombreux déménagements) Le matin vers 10h, les paysans voisins de la plantation s’asseyaient au milieu de la cour, certains dans l’attente de l’ouverture de la boutique, d’autres que ma mère les appelle à la porte de notre salle d’eau où elle donnait les premiers soins sur les plaies dues aux machettes, elle soignait aussi les maux de ventre et tous les petits bobos... Un jour, elle accoucha la femme de Touré, le boutiquier et mis au monde des jumeaux.
Et moi, malgré mes six ans, je me souviens bien de la couleur jaune du terre plein de la plantation, du vert sombre et luisant des arbres entourant la maison, des baies de caféier et des fèves de cacao séchant au soleil se couchant sur les cases des manœuvres, des hangars brûlants et poussiéreux, de la marmite de riz fumant sous l’estanco qui servait de cuisine à Touré, de ces journées trop courtes où mon jeu préféré consistait à promener Bamboula, mon singe et à attendre la nuit tombée que Maman nous chante, assises sur les marches éclairées par la lune, face au jardin plongé dans le noir: Le loup, la biche et le chevalier * ceux d'une chanson douce, La chasse aux papillons *, Le noël des petits santons *, Douce France *, Bonsoir madame la lune *. Le pays d'ici et celui de là-bas, l'enfance d'ailleurs, celle des flamboyants.
Texte et images de caroline_8
15 octobre 2008
Rokia Traore chante Dounia
Pour vous, mais plus spécialement pour Sa Marraine la fée et son souhait.
26 septembre 2008
L'ocre sur les murs de Oualata
Sur la piste transsaharienne, les caravaniers et les lettrés appellent Oualata, ville de Mauritanie : "le rivage de l’éternité". Toutes les façades à étages sont richement colorées. Les décorations murales, de couleur pourpre sur fond blanc ou blanc sur fond d’argile rose, sont réalisées et entretenues par les femmes.
Ici à Oualata, ce sont les femmes qui peignent les tarkhas. Il y a beaucoup de pudeur derrière ces tableaux. Quand arrive une fête, par exemple la fin du ramadan, on embellit la maison de tarkhas. On la décore aussi quand le retour de quelqu’un est annoncé. Les hommes aiment ça. À cette période, ils rentrent et presque toutes les maisons sont décorées -En attendant les hommes- de Katy Lena Ndiaye Webzine
Pour la réalisation de ces peintures murales, les hommes appliquent sur les murs un mélange de bouses de vache, d'eau et d'argile rouge. Ils préparent ensuite le banco blanc : un mélange d'argile, d'eau et de sel. Ce mélange est appliqué aussi dans les chambres et pour l'emplacement des décorations. Les femmes peuvent ensuite dessiner leur motif personnel sur le banco blanc.
Avec un doigt, une femme étend alors de la couleur terreuse rouge foncé, abondante dans la région, pour créer une décoration intriquée en filigrane. Le nombre des motifs sur les murs et autour des portes et des fenêtres varie selon l'utilisation de l'espace ou de la pièce. Les locaux des serviteurs et les pièces réservés aux tâches domestiques, comme la cuisine, ne sont ornés que de dessins simples, dans des teintes légèrement ocre, tandis que les pièces principales, telle la chambre à coucher, ont des décorations élaborées de couleur rouge. C'est dans les cours intérieures que les femmes d'Oualata exécutent les décorations murales les plus étonnantes et les plus riches. -Tableaux d'Afrique- de COURTNEY-CLARKE Margaret aux Ed. Arthaud *
Des mains qui malaxent l’argile, jouent avec des cailloux sur le sable, des mains qui en peignent d’autres au henné, versent le thé, tracent des lignes géométriques sur les murs ocres de la ville. Du bout des doigts, elles tracent des courbes sur les murs comme s’il s’agissait d’une autre forme de discours, pudique mais en même temps, libre et sans contrainte. -En attendant les hommes- de Katy Lena Ndiaye Webzine
Photos 1, 2 et 5 site de Pascal Meunier. Photos 3 et 4 du flickr de cormorem2008
12 septembre 2008
Lorsque tout devint réel pour Amarulla et moi
Souvenez vous, le 31 août 2007, j’allais à la rencontre d’une voyageuse énigmatique et lointaine. Cela aurait pu en rester là : juste quelques commentaires, un ou deux mails à l’année… Amarulla me semblait si inaccessible parfois, de par sa situation géographique : quelque part sur la côte orientale de l’Afrique et par son attitude réservée et intermittente. Mais voilà, en juillet de cette année, un email, un désir de rencontre, entre deux avions… et le rendez vous est pris pour le 4 septembre.
Cela s’est passé, dans mon quartier parisien et indien, à quelques heures de son envol pour une baie vitrée face à l’embouchure du port d’où elle peut guetter le va et vient des cargos… Nos enfants, l’Afrique, les blogs et l’écriture furent nos sujets de conversations ; j’avais encore plein d’autres questions à lui poser, mais le temps m’a manqué et peut être m’a-t-elle un peu intimidée ?
Amarulla m’a offert son premier livre : "rue monsieur le prince" que je me suis empressée de lire et j’ai aimé la découvrir dans certains passages de son arrivée à Paris, qu’elle parsème de ci, de là: J’avais laissé derrière moi enfance dorée sous le généreux soleil des Tropiques, lagons imperturbables, moustiquaires transparentes et senteurs de citronnelle et …. Moi je n’étais qu’une sauvage habituée aux vastes espaces des lumineuses maisons tropicales, avec entrée digne de ce nom, patios, jardins, dans lesquels on se promène vêtue d’amples robes d’hôtesse… je me rappelais tous les voyages [en avion] … la traversée des orages au dessus de la Tanzanie… le Kilimandjaro déjà en dessous, maman toute verte à côté de moi, ma petite sœur qui ne valait guère mieux et moi ressentant une exaltation sans pareille dans cette boite métallique jouet des vents… curieusement, je ne me sentais d’aucun bord… je ne savais plus vers quel horizon me tourner. Et je n’osais même plus penser à la petite fille rousse qui croyait n’aimer personne et rêvait de partir un jour dans un avion au dessus du Serengeti recenser les zèbres et les gnous, celle qui partageait ses jours entre une maison au fond de la brousse et un chat siamois… Ce n’était pas le premier compagnon de la petite fille et je revoyais, …, la chèvre noire qu’on lui avait offerte.
Et la découverte pour elle, de l’écriture : … je savais ce que j’allais faire : j’allais inventer une histoire, m’évader par la plume… je me jetais sur le papier. Ce serait plein de couleurs et de soleil, d’écume, de tourbillons de vent... Et au bout du voyage, il y avait la mer... Mais où étaient-ils, les flamboyants de mon enfance?
Et les miens, où sont les flamboyants de mon enfance? Au bout de mes mots, au bout de ceux d'Amarulla, il y a bien sûr la mer et nos souvenirs de ce continent qui n'en finit pas de nous manquer.
Texte de caroline_8 et Amarulla et collage * de Laurence Malherbe
09 août 2008
Des éléphants
A l'occasion de la réédition de "The end of the game" de Peter Beard, aux Ed. Taschen...
Peter Beard * , Gregory Colbert * , Nick Brandt * et Richard Avedon *
Peter Beard * , Nick Brandt * et Horst Klemm *


















