fenêtres sur la cour

ce sont des mots poétiques et de belles images, des traits noirs et de la couleur, des sentiments au goût épicé, des brins d’herbe sur une page blanche, de l’écrit intimiste et des paroles voyageuses dans un tableau de la vie.

30 octobre 2009

Etiquettes d'un voyage imaginaire

Comme une suite au billet "du bagage et du voyage" et de celui de "On aurait dit que j'étais partie en voyage..."

***

Passeport en règle... attention au départ! Sortons de Paris, allons vers la mer, embarquons sur le premier cargo en partance pour l'Amérique du sud, l'Afrique... vers l'ailleurs; l'aventure extrême et la beauté du monde sont à nos pieds, chaussés de pataugas, sac au dos, nez au vent et le cœur palpitant, partons en voyage... vers les autres et vers la découverte  de soi. Vers un port...  son port. 

   VINTAGE_TRUNK

VINTAGE_TRUNK_3

Vintage Truck

Envie de reprendre la route, j'ai fait mes valises, j'ai préparé les cartes du voyage et j'ai ouvert la porte... sur le sable jaune du désert, rouge de la piste, dans le vent chaud des plaines, face au feu de brousse, sous le soleil des tropiques tout d'abord; après je suivrai le guide, dans les pas des aventuriers... jusqu'au bout du bout du monde.

piajanebijkerk

Blog et Etsy  de piajanebijkerk

3477122984_89c593cc85_b       3477170312_551705531f_b       3476355271_5405f670cd_b   

douglasspics's flickr

Un rêve chimérique de partir, de voyager à la manière des années 50, lorsque les pays à visiter étaient encore vierges de touristes, d'hôtels **** et où l'aventure se trouvait au détour d'une ruelle, d'une dune et la découverte au détour d'une rencontre...

katwood_flickr

Katwood's flickr

Besoin de m'éloigner, loin du bruit et de la fureur du monde, fuir vers une immensité de dunes de sable, dans ce désert tant désiré dans mes rêves d'adolescente qui cherchait un lieu de refuge, de retraite, hors d'atteinte de cette société qui ne me convenait pas du tout.

VINTAGE_SUITCASE

Vintage Suitcase

APassingStorm_James_Tissot

A Passing Storm - 1876 de James-Tissot

Bon périple et envoyez moi des cartes postales de vos émotions... lorsque vous serez arrivés à bon port.

***

Texte, déjà publié, de caroline_8 , et comme une invitation au voyage... revoir les bagages enregistrés du Divan,  ouvrir ceux bien particulers de Frida et deux étiquettes, ici et , sur le Flickr de JJj.

Posté par caroline_8 à 07:03 - Sur la route... encore - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

08 mai 2009

Chambre avec vue à la villa Amalia

Pour meerkat et Leeloolène, à la suite de notre bavardage ou comment Sauter dans le vide.

-    Je fais chambre à part. Je fais chambre à moi.
-     Il ne faut peut-être même pas dire chambre à moi, ni même chambre à soi, déclara Ann Hidden de façon péremptoire. Ce qu’il faut c’est une chambre à l’écart de l’idée même de maison. Un lieu à l’écart de (…)
-    [à l’écart] de la rapacité humaine, dis-je.
-    Moi, je l’ai trouvé, reprit Ann. J’ai trouvé une vraie chambre, une longue chambre qui donne directement sur la mer. Vous voulez voir ?

Villa_Amalia

           Photogramme tiré de Villa Amalia photographié par Caroline Champetier, sur AFC, AFcinéma.

Elle [Ann] se tourna vers la colline bleue et, dans la colline bleue, elle eut l’impression de voir un toit bleu. (…) Elle l’aima avant de penser qu’on pût aimer d’amour un lieu dans l’espace. (…) Abritée dans la roche, la villa dominait entièrement la mer. A partir de la terrasse la vue était infinie.
(…)
Partout la mer.
   

                            la_villa             partout_la_mer

Ann vint s’accroupir auprès d’Amalia, le dos contre la porte.
Elles se reposèrent.
(…) C’était  une maison qui l’appelait à la rejoindre. C’était une paroi de montagne où elle cherchait à s’accrocher.
Le soleil se couchait.
La maison commençait à rougir. (…) on ne voyait que la mer, le ciel et maintenant la nuit qui enveloppait tout.

Amalia_et_Ann

Elle réapprit à se retrouver sans homme, sans rien à préparer, (…) Le plaisir de s’effondrer dans un fauteuil, d’allumer une cigarette merveilleuse et de fermer les yeux sans que personne crie, ne vous parle, ne commente le temps, le jour, ni l’heure qui passe, ne vous tourmente.
De son lit elle voyait la baie. (…) Elle s’attachait [la villa] porte par porte, fenêtre par fenêtre, marche par marche, coin par coin.

Texte du livre Villa Amalia de Pascal Quignard, photos du film Villa Amalia de Benoit jacquot. La villa Amalia se trouve sur l'île d'Ischia, au nord du golfe de Naples.

Posté par caroline_8 à 08:22 - Oui... Entrez! - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : , ,

27 mars 2009

Le sud ou la couleur en liberté au port de Collioure

Le sud… ce fut dès ma descente du train, ma rencontre d’avec Laurence (maman fut sa maîtresse en 9ème A… oui, oui, Isas on disait 9ème !) et Nathalie (nos mères étaient maîtresses à NDA – Côte d’Ivoire) Attablées devant un mafé au poulet – attiéké et frites d’igname, nous avons aisément fait connaissance dans ce maquis (cantine africaine) de Montpellier. Le sud, ce fut une terrasse à 25°, ce fut un plateau de fruits de mer au bord de l’étang de Thau plongé dans le soir et ce fut au réveil, un petit déjeuner ensoleillé face à la piscine.

collioure               

Le sud, ce fut Collioure, ancien village de pécheurs, se trouvant dans les Pyrénées Orientales. C'est en 1905 que Matisse vient peindre à Collioure, en compagnie de Derain ; ils produisent énormément, en utilisant "les couleurs qui sortent du tube" Les peintres avaient recours à de larges aplats de couleurs violentes, pures et vives, d’où la libération de la couleur et revendiquaient un art basé sur l'instinct.
Sous le pinceau de Matisse, le sable blond des plages vire bientôt au rouge, la mer aussi devient rouge, et le ciel, vert. Ses toiles se couvrent de grands aplats colorés* Le fauvisme est né.

sea_at_collioure_matisse_1906

                         André Matisse - La mer à Collioure - 1906

Le sud, ce fut un dîner près de Sigean chez Isas, une fille de Bouaké (à 400 km d’Abidjan) qui manie le pinceau sur toile et le couteau… en cuisine. Elle a eu la délicatesse de nous faire en guise de gnama gnamas (servis avec un punch), de l’aloco (banane plantain frite) ; ce sont nos petites madeleines de Proust… africaines. Et puis du rire, des souvenirs, encore des rires mais point trop de nostalgie, nous vivions le moment présent et c’est comme si nous avions encore dix ans, vingt ans. Laurence a fini par nous tirer les cartes, nous avions de beaux jours devant nous…

collioure_2

Le sud, ce fut une marche dans le sable de la plage de Marseillan et du bavardage jusqu’au matin du lundi, jusqu’ à la gare, jusqu’à mon retour sur Paris où j’emportais dans mes bagages un peu de soleil pour les copines, de l’enfance africaine et surtout de l’amitié du pays de là-bas et du sud.

Texte et photos de caroline_8 ; d'autres photos derrière ma porte et Matisse et Derain* par Lunettes Rouges

Posté par caroline_8 à 06:47 - Instants de vie - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

23 mars 2009

On dirait le sud...

                     C'est un endroit qui ressemble à la Louisiane,
                     À l'Italie.
                     Il y a du linge étendu sur la terrasse
                     Et c'est joli.

                     On dirait le Sud, le temps dure longtemps
                     Et la vie sûrement plus d'un million d'années,
                     Et toujours en été.

                     Paroles de Nino Ferrer - 1973

toast_1     toast_3

toast_home toast_4

                 Toast Home*  comme les prémices d'une  villégiature

Posté par caroline_8 à 07:56 - L'entre deux - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : ,

20 mars 2009

Train en partance

Assise dans la voiture 17, je quitte des yeux ma lecture, je quitte des yeux Virginia [qui] descend l’escalier qui mène à la gare.* A travers la vitre, le paysage défile à toute allure. Paris est à présent très loin, le ton gris des banlieues a disparu et peu à peu, le voile terne recouvrant les champs s’est levé, révélant des verts, des terres de sienne naturel et des ocres jaunes. Virginia consulte l’horloge du regard,  constate qu’un train vient de partir et que le suivant ne partira pas avant vingt-cinq minutes. (…) Si elle se décide, si elle attrape le train qui part dans, mettons, vingt-trois minutes, va à Londres… (…) Léonard sera fou d’inquiétude.* La campagne se vallonne de plaisir sous la caresse d’un soleil effronté, les maisons, aux toits de tuiles rosées, ouvrent tout grand leurs ouvertures sur ce monde soudain éblouissant.

en_gare_de_N_mes__via_Montpellier

(…) Mrs Dalloway, pense t'elle [Virginia], est une maison sur une colline où une réception se prépare (…) Elle conserve le billet dans sa poche. Elle ne racontera jamais à Léonard qu’elle a eu l’intention de s’enfuir, même pour quelques heures.* Cette escapade de quelques jours est une fête.  Le train file vers le sud où je suis attendue.

Texte de caroline_8, écrit le vendredi 13 dans le TGV 6205, et photo de caroline_8, prise en gare de Nîmes, via Montpellier. * Texte tiré du livre "Les heures" de Michael Cunningham

Posté par caroline_8 à 08:01 - Les mots - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , ,

16 février 2009

On aurait dit que j'étais partie en voyage...

                    ou les accessoires d'une voyageuse raffinée.      

    travel_objects   jewelry

                        trunck_case

                                 Safari in Style: Africa Chic, via MC

       James_J

                      Room Overlooking the Harbour - 1876/78 de James Tissot

A l'image de Laurence "Abidjan Blues", partie pour le Burkina Faso, je vous dit: à bientôt...

Posté par caroline_8 à 08:42 - Inspiration - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , ,

09 février 2009

Lorsque voyage rime avec bagage...

carnet_de_voyage_Julia_by_Wendy_Bevan

                             photo de Wendy Bevan

(...) Tout à l'heure, il descendrait du lit, ouvrirait la fenêtre en grand et, à ce moment précis, il se souviendrait de son rêve. (...) il savait qu'il avait rêvé. De l'autre côté de la fenêtre, il y aurait de l'air, des toits, la ville, la mer. Le vent du soir lui rafraîchirait le visage tandis qu'il se tiendrait là, à regarder, et son rêve alors lui reviendrait. (Un thé au Sahara de P. Bowles)

Un voyage dans ce carnet via, 2 or 3 things I know * et des bagages ici.

Posté par caroline_8 à 07:24 - Inspiration - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

05 septembre 2008

A la fenêtre de Tanger

Le 27 janvier 1912, Henri Matisse s'embarque à Marseille en direction de Tanger. A cette époque, il ne cesse de douter de lui-même et a besoin de se mettre à l'écart, loin de Paris ; il attend de la civilisation arabe une leçon de vie, une sérénité, l'art de dire beaucoup en peu de mots. Le voyage que Matisse effectue au Maroc est, avant tout, un voyage intérieur. Dès son arrivée à Tanger en janvier 1912, la pluie incessante le contraint à se cloîtrer dans sa chambre durant un mois. Il regarde alors par la fenêtre… "comme c'est neuf aussi et comme c'est difficile à faire avec du bleu, du rouge, du jaune et du vert... "

Matisse_vue_de_la_fenetre          porte_de_la_casbah_1912_1913

Paysage vu de la fenêtre 1912-1913          La porte de la Casbah 1912-1913

Vue de la fenêtre et Porte de la Casbah: couleurs posées sur la toile sans la recouvrir entièrement, refus du modelé, coups de brosse laissés visibles, utilisation de couleurs crues. Vue sur la baie : de grands plans géométriques, peinture rugueuse, représentation simplifiée.

Matisse_VueSurBaie

    Vue sur la baie de Tanger 1912 - Henri Matisse (1869-1954)

"Le beau temps est venu, quelle lumière fondue... " Matisse peint un ensemble de paysages dans le jardin luxuriant de la Villa Brook. "Une création spontanée comme une flamme dans un élan. Mon esprit était exalté par les arbres très haut dans le ciel, la masse verte et somptueuse des acanthes et par l'espace lumineux qui réunissait ces deux forces" Le peintre dit le luxe du calme, le plaisir des choses simples, la philosophie de l’immédiat, l’émotion ressentie de l’atmosphère. Matisse se sent en harmonie avec lui-même et le pays; il réalise de grandes toiles ambitieuses, notamment des portraits.

la_palm_villa_brook           zorah           le_rifain_assis_1912             

La palme Villa Brook     Zorah sur la terrasse        Le rifain assis                                 

Matisse a la certitude que la peinture n'a pas pour but de copier la nature, mais qu'elle doit illuminer l'espace autour d'elle, comme le fait un tapis ou un mur de céramique. Entre 1920 et 1930, il revient à une forme de peinture plus traditionnelle.

odalisque___la_culotte_rouge_1923

      Odalisque à la culotte rouge 1923 - Henri Matisse (1869-1954)

Les odalisques que Matisse brosse comme on tisse un tapis. Les jeunes femmes se fondent dans le décor qui possède la même valeur que le sujet. Un moucharabieh, un panneau de carrelage, une tenture ont la même présence que le vêtement, la chair du personnage.*

"Je veux un art équilibré et pur, qui n'inquiète ni ne trouble. Je veux que les hommes épuisés et fatigués jouissent du calme et du repos devant mes tableaux"

*Texte inspiré du document PDF -Matisse, Lignes et couleurs du Maroc- et CLIC sur les tableaux pour les agrandir.

Posté par caroline_8 à 07:49 - Sur la route... encore - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

05 mai 2008

Des terres imaginaires

- J’ai possédé une ferme en Afrique, au pied du Ngong - Phrase mythique de "La ferme africaine" de Karen Blixen… Et bien non, je ne vais pas vous emmener dans ma chère Afrique. Mais je pourrais commencer mon texte, sur mon jardin imaginaire, comme ceci : je possède une ferme en Amérique du Sud, au pied du volcan Osórno. La ferme se situe dans la région de Los Lagos au Chili ; le volcan  Osórno est le jumeau du mont Fuji et domine le lac Llanquíhue et celui de Todos Los Santos.

                 collage3

La chacra de Don Lúpercio se trouve à 6 Kms de la ville, au bout d’un chemin de terre bordé d’une rangée de hauts peupliers. Ce chemin fut dessiné et créé par Lúpe et ses fils, charriant terre et graviers, pendant l’été 68. Sur le terrain de 12 hectares, s’élève une maison de bois au toit de tejuelas, sur le côté s’étend le potager  près d’un puit avec son château d’eau ; pendant l’enfance de Jaime, la ferme possédait des vaches, des moutons, des poules, des cochons et un cheval. Cette période est bien révolue, la vie s’est accomplie et maintenant Don Lúpercio et Doña Juana reposent à Río Negro. Et c’est ainsi que Jaime et ses cinq frères et sœurs héritèrent de la chacra familiale.

Torres_del_Paine

En attendant de nous y installer et de cultiver des copihues, de nous faire appeler Don Jaime et Doña Carolina, poussons la barrière du corral, filons jusqu’à Puerto Montt où nous embarquons pour la région d'Aisén. Et c’est là que commencent mes terres imaginaires – Il pleut là-bas de mille manières : rafales mugissantes tombées d’un ciel noir, intarissables sanglots célestes (…) Parfois le déluge se déchaîne pendant quarante jours et quarante nuits. On ne sait plus d’où viennent les pleurs - Francisco Coloane -Le passant du bout du monde-

la_voix_du_vent

A l'Est, les plaines et les plateaux sont bordés par la Cordillière des Andes, à l'Ouest elles plongent à pic dans l'océan. La voix du vent s'y fait entendre toute l'année – Le vent mugissait sur la plaine gelée, soulevant des nuées de neige qui voilaient l’horizon, telle une mer démontée dont les vagues éclateraient au loin en gerbes cendrées - Francisco Coloane -Le cap Horn-

                           les_cavaliers

Vers l’intérieur du pays, se trouvent des steppes, où vivent des guanacos, des nandous, des renards et des pumas. Dans cette zone, se développe l’élevage de moutons et de bovins dans les haciendas. On ne peut se déplacer dans ces vastes horizons qu’à cheval – Un cavalier était la seule aspérité qui déchirait les draps du vent, la plaine infinie - Francisco Coloane -Le passant du bout du monde-

hacienda

Voilà mon rêve, celui de vivre dans une hacienda, dans les terres australes du Chili, au milieu de nulle part ; la pluie, le vent et l’herbe drue seraient les seules fleurs de mes terres – (…) une vallée grandiose, dont les herbages divisés par le vent faisaient songer au fin pelage d’une loutre sillonné par le souffle du fourreur - Francisco Coloane -Tierra del fuego-  Avec pour seuls compagnons, les mots du poète :

                                      Je prends congé, je rentre
                                       chez moi, dans mes rêves,
                                      je retourne en Patagonie
                                       
où le vent frappe les étables
                                      où l'océan disperse la glace.

                                                          ...

                              Si je devais mourir cent fois,
                                 
     c'est là que je voudrais mourir
                                       et si je devais naître cent fois
                                      c'est là aussi que je veux naître
                                      près de l'araucaria sauvage,
                                     des bourrasques du vent du sud
                                 
    et des cloches depuis peu acquises.

                                                 Pablo Neruda -El canto general-

Texte de caroline_8 et avec les mots de F. Coleane et P. Neruda, pour Les jardins imaginaires de Vanessa et ainsi faire partie des Passeurs.      

Posté par caroline_8 à 05:55 - Jeux d'écriture - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

28 avril 2008

Un vent d'Afrique souffle sur Paris #2

Lors d’un bien sympathique dîner, avec des amies blogueuses, dans ce restaurant éthiopien du nord-ouest de Paris, où l’on devait pratiquer le difficile exercice de transgresser aux bonnes manières : celui de manger avec ses doigts… Oui là, bien entourée d’une fée marraine et de qui tient son petit bazar, j’ai vu arriver celle qui est comme elle est : Vanessa ! Et en mains propres (nous n’avions pas encore eu le bonheur de transgresser…) elle m’a remise mon colis swap !

                            swap

Quelle surprise de voir ainsi le messager d’Afrilire me remettre mes cadeaux, très vite déballés sous les yeux intéressés des deux grandes voyageuses que sont Delphine et Hania. Ainsi, sur notre table, tout le Sénégal que je connais un peu, pas autant que mon pays d’enfance : la Côte d’Ivoire, s’est offert. Un pays dont je suis curieuse de découvrir et d’aimer les sables et le vent chaud, d’avoir "Le goût du Sénégal" par des textes choisis de Pierre Loti, Albert Londres, André Malraux, Blaise Cendrars, Catherine N’Diaye, Aminata Sow Fall entre autres. Comme dans un miroir "De l’autre côté du regard" de Ken Bugul, le dialogue entre une fille et sa mère morte, seul compte leur vérité propre et la vie. Et suprême faveur pour m’exercer aux mots du poète Léopold Sédar Senghor : son "Oeuvre poétique" dont Chants d’ombre, Ethiopiques, Poèmes perdus (1906-2001) et un petit "Journal de route" par Damouré Zika, le périple de l'ethnologue Jean Rouch, le long du fleuve Niger en 1948-1949.

           swap_2

Accompagnaient ce festin de reines… d’Afrique (la reine de Saba, entre autres) comme de petites "mises en bouches" (mots favoris de Vanessa) un petit singe vert de perles (réplique de Bamboula, le singe de mes cinq ans) un marque page et sa marche des éléphants, une carte d'hommes colorés et porteurs des mots chaleureux de Vanessa et surtout chère à mon cœur, de la terre d’Afrique, de la terre rouge du Kenya; plein de gri-gris, comme j'aime.

Un peu plus tard, les trois Reines parées de leur collier de fleurs d’oranger, originaire du quartier indien où j’habite, ces africaines d’une soirée et moi-même avons transgressé avec délectation… les doigts dans la sauce, nous sommes devenues des gadies. (filles ext amies re-ext chéries) Je vous embrasse, les gadies.

Posté par caroline_8 à 07:07 - Instants de vie - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , , , ,



« Accueil  1  2   Page suivante »