02 juillet 2009
Entre les mots et l'image
Pour Elle
Entre les mots et l’image, phrase empruntée à celle qui me touche par ses photos. Phrase que j’aurais pu écrire, il y a très longtemps, cette phrase résume en quelques mots ce que je ressentais et tentais d’exprimer : j'ai besoin de produire autrement. Je n'arrive pas à localiser cet autrement: est-ce la peinture ou l'écriture. Les deux à la fois peut-être. Trouver le lien. Que la peinture et l'écriture se mêlent indistinctement sur la surface blanche. Et la grande question: suis-je capable de cette création?- (journal d'avril 1977)
Il y a cette boite de bois, finement fermée d’une ficelle couleur lin, qui comme toute boite renferme ce qui semble être cher et à garder très longtemps, là dans sa boite marquée par le temps et que les enfants appellent boite à trésor. Objet du décor.
De cette boite là, le couvercle soulevé, des encarts s’échappent de feuilles de papier de soie bistre et froissé ; pages de livres tronqués, mille feuilles à la colle jaunie, phrases lui parlant sans doute et bien encollées pour mieux se les approprier. Mots dérobés.
A ces phrases tirées des livres, à ces copies elle mêle la nature, ton brun sur blanc cassé, feuilles d’automne sur feuilles d’antan, les mots sur feuilles, les feuilles entre les mots. Entre les mots et l’image. Collages.
Des bouts de papier, des phrases prennent leur envol, telles des papillons de papier mais qui bientôt se posent à terre. Mots ailés. Maux d'elle et...
Dans l’atelier, pots de colle et pinceaux, cartonnage, feuillets et carnets, image de l’inspiration, d’une création, un tranche de vie, une part d’elle-même, entre ombre et lumière, du noir sur du blanc, de l’écrit sur des pages, elle… entre les mots et l’image.
Est-ce l'image ou l'écriture. Les deux à la fois peut-être. Trouver le lien. Que l'image et l'écriture se mêlent indistinctement sur la surface blanche.
Texte de caroline_8 et photos de copyright depuis 1965
01 juillet 2009
De l'intérieur 36
Les fenêtres s’ouvrent toujours sur elles-mêmes et les mots sont des fenêtres.
Louis Scutenaire
29 juin 2009
Ecrire, c'est déjà mettre du noir sur du blanc
1. ., 2. cameo, 3. the street, 4. county line road - scribbles
De l'album il était une fois... sur mon Flickr
19 juin 2009
Repeindre les jours de couleur
rose
flickr de indierocket
blog d' Alicia Bock - Love Double Coat Hooks - Toast Home
En Charente-Maritime, une nouvelle vie en douceur - Mark Eden Schooley pour mc maison
The Selby
Eden ritrovato a Firenze - Mads Mogensen pour mc maison
flickr de island gardener
Peinture -La femme endormie- de Jules Pascin
A voir... repeindre les jours de couleur... derrière ma porte sur Flickr.
17 juin 2009
Cette maison, elle est devenue celle de l'écriture 17
flickr de jasna janekovic
15 juin 2009
Papillon en Papier
pour un ou deux papillons qui ont choisi de s'envoler... C'est la saison qui veut cela.
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extrait de L'hiver Peul - Souleymane Diamanka
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Le papillon en papier se fraie un chemin
De l'horizon éteint à son étoile natale
05 juin 2009
De l’ombre à la lumière
Pour tous ceux et celles qui viennent sous mes "Fenêtres sur la cour" en silence et dans l'ombre.
En pénétrant par la porte du transept sud, dans la basilique Saint Rémi, j’aspirai à trouver un refuge à la clameur, à la foule, à l’éclat trop vif du monde, à la vie en quelque sorte. J’ai su que ce lieu m’appartenait pour un instant et parcourant les allées, les chapelles à la recherche de la solitude, dans cette demi obscurité, je me suis sentie sereine. Comme souvent dans ma vie, j’ai désiré m’approprier ces instants et j’ai cherché à capter la faible lumière; il n’y avait plus de touristes, de colonnes et d’arcs gothiques, de pierres romanes, de saints statufiés encerclées de lumignons, non, il ne restait plus que la fulgurance de mon bien être qui s’accrochait ici ou là, au détours d’un pilier, au bord d’une voûte. Tête relevée, le regard vers le haut, sans jamais baisser les yeux, j’ai volé sans crainte ces moments de bonheur.
Lorsque le lendemain, à l’heure la plus chaude, je me suis engagée dans les allées de l’arboretum, j’aspirai cette fois-ci à la fraîcheur, à l’ombre de ces grands arbres pour certains rarissimes. Flânant sous leurs feuillages, comme sous la voûte d’une petite église romane, j’ai conversé avec ma mère de son jardin qu’elle avait laissé dans sa vie d’avant ; nous nommions les arbustes reconnus, humions l’odeur des feuillages ombrageux et dans ce bain de verdure, nous nous sommes fondues. Il a bien fallu rejoindre la grande place, son dallage brûlant et son humaine rumeur…
J’ai plongée dans la lumière, dans la vie, dans l’attente d’un plongeon dans la mer.
Texte et photos de caroline_8. Pour le reste des photos, sur mon flickr "Derrière ma porte"
03 juin 2009
L'écriture traverse tout, même les portes fermées 37
De l'ombre à la lumière: portes au Cameroun
01 juin 2009
Duo #2

au gré... sur mon flickr de Derrière ma porte
22 mai 2009
De la conversation au bord de la mer
- L’air est si calme, il n’y a pas de vent.
- Tu ne dois pas le laisser t’effrayer. Le temps s’est seulement le temps. Ça va, ça vient.
- Mais, comment peux-tu dire ça, alors que tu sais ce que la mer peut faire ?
- Que peut-elle faire ? Se soulever ? Engloutir des bateaux ? Faire disparaître une ville ? Oui, elle peut faire tout ça. Elle peut prendre ta vie, ton amour, tout ce à quoi tu tiens. Bon. Que faut-il faire ? Partir d’ici ? Courir se cacher dans un placard pour ne pas avoir à l’entendre, la voir, ni même à penser à elle ? Ce n’est pas ça qui la fera disparaître. Elle est toujours là à faire ce qui lui plait. Alors tu restes et tu essaies de garder ce qu’elle t’a laissé. Tu l’attends de pied ferme, tu la combats, et tu survis. Beaucoup de tempêtes ont soufflé dans cette baie, elles ont soufflé et elles sont reparties et je suis toujours là. Toujours forte. Je n’ai pas peur d’elle, je n’en ai jamais eu peur.
- Toi non plus, tu ne dois en avoir peur. Extrait de - Les yeux de l'Amaryllis - de Natalie Babbitt, extrait que j'ai retrouvé dans mes "Lettres du soir"
Oui, je n'ai pas peur, je n'ai jamais eu peur de la mer, sauf d'une terrible grande vague qui menaçait de submerger les miens... cauchemar aujourd'hui disparu. Cet été, j'ai rendez-vous avec elle, rendez-vous avec la mer, elle me manque. Elle et son odeur, son goût de sel, ses couleurs d'humeurs, son murmure ou sa clameur, elle et sa vue sans fin, son bout du bout d'elle même. Face à elle, je me perds et me trouve à la fois, je m'évade et me recentre simultanément. Dans l'attente de ce tête à tête, je pars quelques jours converser avec ma mère; cela fait tout juste un an que Papa nous a quitté. Oui, je n'ai jamais eu peur de la mer et je n'ai plus peur de la vie.
Texte de caroline_8 et peinture de Almada Negreiros -The Bathers- 1925






























